CHAPITRE VII.
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que, de toutes les fenêtres du quartier-général, la morts’abat au milieu de la colonne. Alors une frayeur inex-primable s’empare des assaillants, ils prennent la fuite,gagnent les quais et se dispersent dans toutes les direc-tions, jetant au loin, les uns leurs shakos, d’autres leursarmes.
Ainsi, au milieu de cette cité de plus d’un million d’ha-bitants, dans le quartier le plus populeux de Paris , à laface du soleil, on vit soixante citoyens défier un gouver-nement, tenir en échec une armée, parlementer, livrerbataille. Et pendant ce temps, ceux qui auraient voululeur porter secours restaient condamnés au tourment deleur impuissance. Plusieurs furent aperçus autour de cesquartiers funestes. La tète baissée, l’air morne et despleurs dans les yeux, ils erraient livrés au deuil muet deleur âme, et quelquefois ils s’arrêtaient avec angoissepour écouter le bruit de la fusillade et les sons inégauxdu tocsin. Car la fortune leur refusait l’occasion d’undévoûment utile à leurs amis. Il est, dans la mêlée despassions politiques, une heure suprême où se fixe le sortdes empires. Cette heure précieuse, décisive, les républi-cains l’avaient perdue ; et maintenant ils rencontraientsur leur chemin non-seulement les hommes qu’animaientcontre eux de loyales inimitiés, mais encore cette im-mense foule, cette foule inexorable d’êtres vils pour quila défaite est un crime et le malheur une proie. D’ailleurs,nul centre où les républicains désormais se pussent ral-lier, nul chef pour les conduire : partout des soldats, par-tout des traîtres, des ennemis partout ! Et telle était déjàla confiance inspirée aux indifférents par cet étalage deforces, que les affaires avaient repris leurs cours. Ici le