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Tome troisième.
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HISTOIRE DE DIX AXS.

commerce, ses préoccupations exclusives, ses calculs 5là, le pavé tout couvert du sang de la veille, les maisonstendues de noir, la fusillade, le tocsin, des mourants surdes civières, et, enfin, des prisonniers chancelant sous lescoups, moins redoutés que l’insulte. Car qui les auraitoubliées ces scènes de colère et d’acharnement ? Sur laplace de Grève, remplie le 6 juin de gardes nationaux etde soldats, il y eut des actes de férocité que l’historiende ces jours néfastes se refuse absolument à décrire ; etc’est une consolation pour son cœur attristé de pouvoirau moins rendre hommage à la noble conduite du géné-ral Tiburce Sébastiani, par qui fut. réprimé l'excès de ceslàcbes fureurs.

A midi, le roi sortait du château des Tuileries , accom-pagné des ministres de la guerre, de l’intérieur et ducommerce, et il passait en revue les troupes réunies surla place Louis XV et dans les Champs-Élisées. l)e là il serendit par les boulevards jusqu'à la Bastille, parcourut lefaubourg Saint-Antoine, et longeant les quais, rentra dansson palais par le Louvre. Quoique la révolte en ce momentfut presqu’entièrement vaincue, la longue promenade duroi était un acte de courage ; et la garde nationale qui,rangée sur la route, le saluait de ses acclamations, igno-rait elle-même jusqu’à quel point, dans plusieurs quar-tiers, la mort s’était trouvée près de lui. Sur le quai, parexemple, et non loin de la place de Grève, une jeunefemme le coucha en joue du haut d’une fenêtre, et ellene s’abstint de tirer que parce que la pesanteur de l’armefaisait trembler sa main. Leroi, dans cette occasion, n’hé-sita donc pas à payer de sa personne, montrant à tous unvisage calme et souriant, adressant des paroles de conso-