CHAPITRE VIII.
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Un des premiers aetes qui révélèrent l’empressementdu Pouvoir à tirer parti de sa victoire fut la suspensionviolente du culte saint-simonien.
Depuis que Bazard et Enfantin s’étaient séparés, unnouveau schisme avait affligé la famille saint-simonienne.Nous avons exposé les idées d’Enfantin sur la missiondu couple-prêtre relativement au mariage. Ces idées,M. Olinde Rodrigues ne les partageait point. 11 admettaitbien le divorce dans certains cas et après certaines épreu-ves; mais, tant que le mariage subsistait, il le voulaitsacré, inviolable, et indépendant de l’autorité du prêtreen tout ce qui concerne l’intimité du cœur ou des sens.D’autre part, M. Olinde Rodrigues était loin de s'en remet-tre d’une manière absolue à la décision de la femme qui,la première, viendrait s’asseoir sur le trône pontifical.Il ne niait pas qu’à la prêtresse il n’appartint de révélerle code de la pudeur, la loi des convenances ; mais cetteloi, suivant lui, devait satisfaire à des conditions rigou-reuses ; il demandait que l’enfant pût toujours reconnaîtreson père, et il repoussait d’avance, comme inconciliableavec l’essence du mariage, toute formule conduisant àune profanation quelconque de Yintimité des époux.
De tels dissentiments étaient trop graves pour ne pasamener une rupture. Elle eut lieu avec beaucoup de reten-tissement et d’éclat. Olinde Rodrigues appela les saint-simoniens à lui comme à l'héritier direct des doctrinesdu maître, ce fut en vain. Alors l’emprunt qu'il avait émisse trouva naturellement discrédité, les embarras financierss’accumulèrent. Bientôt la famille de la rue Monsigny dutse dissoudre.
Dans cette crise, le ca'me d'Enfantin ne se démentit
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III.