CHAPITRE TIU.
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le môme dont l’administration avait pesé si cruellementsur Grenoble .
1 Deutz était loin d’avoir auprès de la mère du duc deBordeaux l'influencedont il s’est vanté depuis. Mais il avaitaccompagné de Londres en Italie M mes de Bourmont, ilavait vu la princesse en passant à Massa pour se rendreà Rome 5 il l’avait revue, après le voyage à Rome , et,grâce aux recommandations du Saint-Père, il avait étéchargé de remettre des missives importantes à la reined’Lspagne et à don Miguel. 11 avait donc été naturellementinitié de la sorte à de graves secrets, dont la révélationdevait peu coûter à son âme perfide et lâche. Il est vraique lorsqu’au mois d’avril il avait quitté Massa, M. deChoulot l’avait contraint à s’arrêter à une lieue environ dela ville, dans une vallée plantée d’oliviers, et lui avait faitprêter là un serment solennel et redoutable 2 ; mais quevalent les serments? L’honneur les rend superflus, la bas-sesse les viole. Deutz trahissait le parti légitimiste, parcorrespondance, depuis près de cinq mois, lorsqu’il futenvoyé mystérieusement à Nantes par M. Thiers . Gommeon se défiait de lui, on luiavaitdonné pour l’accompagner,
’ Le récit qu’on va lire présente, sur l’arrestation de la duchesse de Berri,certains détails qui s’écartent de ceux qui ont été déjà publiés, mais quiviennent d’une source authentique. Notre récit s’appuie sur des notesfournies au général Dermoncourt, postérieurement à la publication de sonlivre la Vendée et Madame. Ces notes qui rectifient quelques inexacti-tudes échappées à M. Dermoncourt, il a bien voulu lui-même nous lestransmettre.
s C’est ce que Deutz raconte lui-même dans une brochure qu’il a pu-bliée touchant sa trahison; et, sur ce point, il est permis de l’en croire,puisqu’il s’accuse. Car, du reste, sa brochure est remplie de mensongescyniques.