CHAPITRE VIII.
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prit de révolte des défis de nature à changer le désordreen émeute et l’émeute en insurrection ; vainqueur sur laplace publique, il s'était armé de la dictature pour sesvengeances, alors que la légalité suffisait à sa justice : cefut sur cet ensemble d'actes attentatoires à la liberté quel’Opposition attaqua le ministère parl’organedeMM. Thou-venel, de Sade, Havin, Eusèbe Salverte.
A ces attaques les défenseurs du gouvernement répli-quèrent, les uns comme M. Roui, avec un emportementinjurieux, les autres, comme M. Duvergier de Hauranne,avec une conviction calme et raisonnée : qu’un systèmede demi-mesures eût inévitablement perdu l’État au mi-lieu de tant de passions furieuses et dans ce choc de toutesles factions : qu’on encourageait la révolte en refusantaux ministres les moyens de lui écraser la tète ; que cen’était pas trop de toute l'énergie déployée jusqu'alorspour abattre cette audace des partis, qui de l’insurrectionse réfugiait dans l’assassinat ; que l’Opposition mentait àses propres principes, lorsqu’après avoir réclamé à grandscris l’application de l’état de siège aux provinces del’Ouest, elle trouvait mauvais que l’état de siège fût appli-qué à la capitale, livrée, comme l'Ouest, à tous les dan-gers, à toutes les horreurs de la guerre civile. Ensuite,prenant l’offensive, le parti ministériel reprochait à l’Op-position d’avoir poussé à l’anarchie par la publication deson fameux compte-rendu. Que ne donnait-elle plutôt à cegouvernement dont elle avait semé la route d’obstacles,des conseils utiles et modérés ? Que n'apprenait-elle auxministres, en termes plus clairs et plus précis, cet art pré-cieux de bien gouverner, dont elle semblait se vanter deposséder seule le secret ? « Qu'auriez-vous fait à notre
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