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Tome troisième.
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CHAPITRE IX.

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prétendait régler les destins. Aux complications résultantdes réserves de la Russie , vinrent s’ajouter celles dont legerme était contenu dans le protocole du 4 mai, lequeldéclarait, d’une part, que l’état de possession territorialeétait fixé irrévocablement ; d’autre part, qu’il existait desdifficultés donnant lieu à une négociation nouvelle. Letraité du 15 novembre 1831 n’était donc définitif, ni ence qui concernait le partage de la dette, ni sous le rap-port des avantages commerciaux accordés à la Belgique :on le déclarait par acte séparé.

Dans une note du 11 mai, le ministère belge s’exprimaen ces termes : « Si le roi des Belges pouvait se montrer« disposé à ouvrir des négociations sur les points qui y« sont sujets, ce ne pourrait être qu’après que le traité« aurait reçu un commencement d’exécution dans toutes« les parties à l'abri de controverse ; ce commencement« d’exécution consisterait au moins dans l’évacuation du« territoire belge ; jusque-là sa majesté ne prendra part à« aucune négociation. Le plénipotentiaire belge , M. Vande Weyer, reçut ordre de mettre sous les yeux de la Con-férence la note qu’on vient de lire ; il n'en fit rien. C’étaitla seconde fois qu’il manquait aux devoirs de sa position ;on en conçut des soupçons étranges. Il ne perdit pasnéanmoins son titre de plénipotentiaire, mais le généralCoblet lui fut adjoint et partit pour Londres .

Au point où en étaient les choses, la Belgique deman-dait tout simplement que le principe de l’évacuation préa-lable fût posé. La Conférence y consentit d’abord -, et elledécida, par une note du 11 juin, que l'évacuation réci-proque s’effectuerait le 20 juillet; puis, voyant que lesplénipotentiaires hollandais persistaient dansleur attitude,