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Tome troisième.
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CHAPITRE IX.

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sèrent l’artifice à l’artifice. MM. Van de Weyer et Gobletrédigèrent, de concert avec lord Palmerston, des propo-sitions qu’ils communiquèrent à la Conférence, et ils réso-lurent d'offrir à la Hollande de traiter sur ces bases, qu'ilssavaient parfaitement ne devoir pas être acceptées parGuillaume. De sorte que toute cette guerre diplomatiqueconsistait dans les efforts faits par chacune des deux par-ties pour rejeter sur la partie adverse les torts d’un refus.Car c’est à ce frivole commerce de tromperies, c’est à cecroisement de ruses honteuses que se réduit, dans lesmonarchies, le génie des hommes d’État !

Quoi qu'il en soit, la politique belge venait de prendreun nouvel aspect, puisqu’en apparence le principe del’évacuation préalable était abandonné, M. de Meulenaere,ministre des affaires étrangères de Belgique , se retira parpudeur, non par conviction ; etle général Goblet fut appeléà terminer, comme premier ministre à Bruxelles , ce qu’ilavait commencé comme plénipotentiaire à Londres .

Aussi, le 20 septembre 1832, M. Van de Weyer signi-fiait-il à la Conférence qu’il était prêt à entrer en négocia -tion directe avec la Hollande, et qu’il était muni pour celade pleins pouvoirs.

Prise au mot, la Hollande recula, ainsi qu’on l’avaitprévu. Dans un manifeste véhément, le plénipotentiairehollandais, M. Van Zuylen Van Nyevell, réclama de laConférence la signature du traité de séparation, sur lepied de notes que la Hollande avait présentées les 30 juinet 25 juillet, lesquelles n’étaient que la reproduction, légè-rement modifiée, des prétentions opiniâtres du roi Guil-laume.

La diplomatie belge avait atteint son but, qui était d’ar-

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