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Tome troisième.
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HISTOIRE DE DIX ANS.

mer la Conférence contre la Hollande : un interrogatoireécrit et verbal que la Conférence fit subir au plénipoten-tiaire hollandais, acheva de prouver que le Cabinet de LaHaye repoussait les 24 articles dans leur ensemble, et nevoulait pas même de ces arrangements territoriaux querendait si précieux à la diplomatie européenne la penséeanti-française qui les avait dictés.

Il ne fut plus question alors pour les grandes Puissancesque de prendre des mesures coercitives contre la Hol-lande .

Mais de quelle espèce seraient ces mesures? Les pléni-potentiaires d’Autriche, de Prusse et de Russie , exprimè-rent le désir qu’on mît l’état des choses sous les yeux deleurs Cours, en les engageant à user une dernière fois deleur influence auprès du roi des Pays-Bas pour l’amener àune conciliation. Puis, considérant que les distances quiséparent Vienne et Saint-Pétersbourg de Londres entraî-neraient de trop longs délais, les plénipotentiaires propo-sèrent qu’on s'en tint aux décisions du Cabinet de Berlin .Au fond, l’Autriche, la Prusse et la Russie , n’adoptaientqu’à contre-cœur l’emploi de mesures coercitives, et dé-claraient, dans tous les cas, ne pouvoirs’associer qu'à desmesures pécuniaires. Mais des moyens de cette nature neparurent suffisants ni au plénipotentiaire français ni auplénipotentiaire britannique.

Le protocole du l* r octobre 1832 fut rédigé pour con-stater ces dissentiments, et la Conférence termina ses tra-vaux. Elle avait commencé par l’usurpation, elle finissaitpar l'anarchie ’.

1 Au bas du protocole du 1 er octobre, on lit la signature de M de Mareuiau lieu de celle de M. de Tallevrand. C\ st que M. de ïalleyrand, à cette