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Tome troisième.
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CHAPITRE IX.

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dit que par un refus à la sommation des deux Puissances,et, le A novembre, ce refus était connu à Valenciennes .On allait donc franchir la frontière! La joie des soldatsfut immense. Le maréchal Cérard donna des ordres augénéral Neigre pour qu’on hâtât le transport de l’équipagede siège et pour qu’on opérât à Douai, à Lille, à Va-lenciennes , le chargement des bateaux destinés à porternotre grosse artillerie et ses nombreuses munitions ; legénéral Haxo fit partir un officier déguisé pour Anvers ,avec mission d’en reconnaître exactement la citadelle :enfin, on pressa de Loutes parts les préparatifs, et l'arméeattendit avec exaltation l'heure d'entrer en Belgique .

Mais le siège de la citadelle d’Anvers allait soulever desdifficultés inattendues. Louis-Philippe tenait particuliè-rement à ce que les Belges fussent exclus de toute coopé-ration au siège. La diplomatie l'exigeait. Et voici quelsétaient les motifs de la diplomatie.

L’Angleterre ne voulait pas que les Français et les Belgescombattissent ensemble et sous de fraternels drapeaux, depeur que la Belgique ne fût ramenée par l’affection et lareconnaissance au désir qu’elle avait déjà éprouvé de deve-nir française. L’Angleterre savaitque, si les Belges étaientforcés d’assister l’arme au bras à la prise de la citadelled’Anvers par une armée française, jamais ils ne nous par-donneraient cette humiliation. Ainsi, le cabinet de Saint-James trouvait moyen de nous rendre odieux par l’excèsmême de notre générosité, et il nous créait des ennemisirréconciliables dans ceux que nous allions secourir!

Pour ce qui est des Cabinets de Saint-Pétersbourg, deVienne et de Berlin , leurs motifs étaient différents, quoi-que empreints, vis-à-vis de nous, d'un caractère non