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Tome troisième.
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HISTOIRE DE DIX ANS.

Hollandais, il était condamné à s’arrêter respectueuse-ment sur la limite de leur territoire. On lui envoya, poul-ie faire revenir sur sa détermination, M. d’Argout etM. Thiers . Mais l’habileté de ce dernier et sa facondepersuasive échouèrent devant la volonté du maréchal,que défendaient contre de semblables attaques l’élévationde ses sentiments.

Le conseil s'étant rassemblé le lendemain, les ministresne purent se résoudre ni à recevoir la démission du ma-réchal Gérard, ni à se mettre au-dessous des injonctionsde la diplomatie. 11 fut décidé en conséquence qu’on nechangerait rien aux arrangements diplomatiques, et quele maréchal Gérard obéirait à la loi des circonstances, saufà être plus tard désavoué. Maître de ses résolutions, lemaréchal regagna son quartier-général.

Le 22 octobre, par une convention conclue à Londres entre le prince de Talleyrand et lord Palmerston, on arrêta :« Que les deux puissances, — la France et l’Angleterre,« —procéderaient à l'exécution du traité du lonovembre.« conformément à leurs engagements : que l’évacuation« territoriale formerait un commencement d'exécution ;« que les gouvernements de Belgique et de Hollande se-« raient requis d’opérer réciproquement cette évacuation« pour le 12 novembre ; que la force serait employée« contre celui de ces gouvernements qui n’aurait pas« donné son consentement pour le 2 novembre ; que no-« tamment, en cas de refus de la Hollande, l’embargo« serait mis sur les vaisseaux hollandais, et que, le 15« novembre, une armée française entrerait en Belgique « pour faire le siège de la citadelle d’Anvers . »

Le roi de Hollande, comme on s'v attendait, ne répon-