Band 
Tome troisième.
Seite
414
JPEG-Download
 

HISTOIRE DE DIX ANS.

■114

toutes les batteries établies sur la rive droite. Mais c’étaittrop peu pour le gouvernement belge qui ne pouvaitconsentir à ce que les Français fussent seuls chargés del'investissement de la citadelle.

Le 13 novembre, à dix heures et demie du matin, uncourrier extraordinaire apporta au maréchal Gérard, delàpart du maréchal Soult, l’ordre de se rendre en toute hâteauprès de Léopold, pour conclure avec ce prince la con-vention militaire qui devait précéder l’entrée des Français en Belgique . Cefutle surlendemainqu’ilspassèrent la fron-tière, et le 17 novembre, à une heure, les ducs d'Orléanset de Nemours traversaient Bruxelles à la tête du 20 e ré-giment d’infanterie légère et du 1 er régiment de lanciers.

D’après l’article 2 de la convention passée entre le gou-vernement belge et le maréchal Gérard, les postes belgesétablis dans la partie de la ville d’Anvers , faisant faceà lacitadelle, devaient être entièrement relevés par nos trou-pes. Cependant le maréchal Gérard apprit, au moment departir pour.Malines , qu'il était question de ne pas exécuterl'article 2. 11 se rendit aussitôt chez le roi Léopold,lui représenta combien les difficultés soulevées étaientfâcheuses dans la circonstance, lui promit de ménageriessusceptibilités légitimes de l’armée belge , et obtint enfin,après une longue instance, que le chef d’état-major del'armée belge , le général Desprez, prendrait, le lendemainmême, la route d’Anvers pour y arrêter les formes duremplacement. Mais la journée ne s’était pas écoulée, quedéjà Léopold était revenu sur sa détermination. Sesministres s'opposaient, de la manière la plus absolue, àl'entrée de l’armée française dans la ville d’Anvers , etoffraient leur démission dans le cas où leurs répugnances