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Tome troisième.
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CHAPITRE IX.

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Belgique . le général Lvain, reconnut bientôt la nécessitéde les admettre. Entre lui, cependant, et M. Laneuville,intendant de l'armée française , il avait été stipulé, le 18octobre, des clauses dont le texte était formel. N'importe!Le mauvais vouloir des habitants se manifestait avec tantde fougue, tant d'animosité, qu'on fut obligé d'en subirjusqu’au bout l'injure. Pour sortir d'embarras et assurerla subsistance des officiers français , M. Laneuville dut pro-poser au maréchal Soult d'allouer aux officiers des traite-ments supplémentaires, comme on l'avait fait, en pareilcas, dans les expéditions d'Espagne, de Moréc, d’Alger ,d’Ancône . Et ce n'était encore là que le prélude des obsta-cles qu'allait susciter aux Français le ressentiment dupeuple belge !

Le roi Léopold lui-même éprouvait un secret dépit del'impuissance à laquelle on faisait descendre son armée,et des dangers dont les combinaisons diplomatiques entou-raient sa popularité encore si incertaine. Quant à sesministres, leurresponsabilitéétant plus directe, leurdépitétait plus amer. Dans diverses lettres écrites soit au géné-ral St-Cyr Nugues, chef d'état-major de l'armée, fran-çaise, soit au général Haxo, le ministre de la guerre enBelgique s'expliqua très-nettement sur l'impossibilité delaisser les Belges l'arme au bras. Léopold tenait un lan-gage à peu près semblable dans sa correspondance privéeavec Louis-Philippe . Et le problème devenait de plus enplus insoluble.

Le gouvernement français se résolut enfin à quelquesconcessions. Il fut convenu que les Belges occuperaient laville d’Anvers par une division de 6,000 hommes, et qu’onleur confierait exclusivement la garde et la défense de