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Tome troisième.
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HISTOIRE DE DIX AXS.

valle, avaient un peu rabattu de leurs prétentions ; legénéral Desprez était allé proposer des arrangements aumaréchal Gérard, et, à la suite d'une conférence très-ani-mée, le colonel Buzen, commandant supérieur de la placed’Anvers , avait signé avec le général St-Cyr Nugues uneconvention militaire portant : 1° que les Français occupe-raient la lunette de Montebello, qui leur étaitindispensablepour le siège -, -2° qu'ils pourraient faire entrer dans la ville,pour occuper la première ligne des barricades devant l’es-planade de la citadelle, 500 hommes qu’on relèverait toutesles vingt-quatre heures.

Tels furent nos premiers rapports avec, nos alliés, qui,dès ce moment, devinrent nos ennemis secrets, mais im-placables. Les vues de l’Angleterre étaient remplies !

Les résultats de la désastreuse politique des Tuileries netardèrent pas à peser sur l'armée française. On eût dit queles Belges prenaient à tâche de faire échouer l'expédition.En arrivant dans la campagne d’Anvers , le maréchal Gé-rard s’aperçut qu'aucune des promesses du général Evainn'était accomplie. Pas de magasin, pas d’approvjsionne-ments. A peine put-on faire face à la nécessité des pre-mières distributions. Les habitants cachaient leurs den-rées, soit pour nuire à l’armée française, soit parce qu’onne les payait qu’au moyen de récépissés qu’ils jugeaientsans valeur. Hommes et chevaux couraient risque de mou-rir de faim. Le maréchal Gérard sévit contraint d’étendrela division Achard, la brigade du prince et celle du gé-néral Lavœstine, de retenir vers Malines et Contik la di-vision Jamin et la brigade Simoneau, et d’envoyer ladivision Sébastiani à Saint-Nicolas, qui présentait heureu-sement quelques ressources. 11 fallait pourtant sortir de