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Tome troisième.
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CHAPITRE IX.

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cette situation cruelle. Sur l’avis ouvert par l'intendantde l'armée, le maréchal Gérard écrivit au gouverneur dela province d’Anvers , que les clauses stipulées le 18 oc-tobre n'avaient pas été exécutées par le gouvernementbelge ; que ceLte inexécution pouvait avoir des suites ter-ribles ; que les défiances mal fondées des habitants met-taient en péril et l’armée eL la province ; que, dans cetétat de choses, le meilleur parti à prendre était de faireopérer par chaque commune, sur des points désignés, desversements de denrées, lesquelles seraient payées argentcomptant et aux prix fixés par les clauses du 18 octobre.La mesure proposée eut tout le succès désirable. Maisil s’en était fallu de bien peu que les Français ne fussentplacés dans l’alternative ou de souffrir de la plus horribledisette ou de traiter la province en pays conquis.

Nous nous sommes étendu longuement sur ces détails,inconnus jusqu’ici, parce qu’ils prouvent que si la poli-tique du Cabinet des Tuileries manquait de dignité et degrandeur, elle manquait en même temps d’habileté et deprévoyance. Car la sourde inimitié des Belges, les obsta-cles qu’ils se plurent à créer autour de nous, les extrémi-tés auxquelles ils ne craignirent pas de nous pousser, toutcela fut chez eux l'effet d'un ressentiment légitime, toutcela naquit de l’exclusion injuste et offensante dont notregouvernement les frappait, au nom et dans l’intérêt desennemis de la France .

Le 29 novembre, à huit heures du soir, la tranchée futouverte sous la citadelle d’Anvers . Poussée avec cette vi-vacité intelligente qui caractérise le soldat français , l’opé-ration eut le plus heureux résultat, et ce fut le lendemainseulement que les assiégés eurent connaissance de nos

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ni.