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Tome troisième.
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HISTOIRE DE DIX ANS.

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dynastique et d'une pensée qui remontait aux traités de1815 .

La Conférence devait être satisfaite! Résumons sonhistoire.

La Belgique avait fait un effort violent pour se séparerde la Hollande. C'était plus qu'une manifestation de l'es-prit révolutionnaire, c'était Laffaililissement des garantiesque les monarchies européennes avaient prises contre laFrance , lorsqu'on 1815 elles avaient formé le royaume desPays-Bas . Files se liguèrent donc une fois encore, solli-citées par la terreur immense que nous leur inspirions, etce fut à Londres que leurs plénipotentiaires se donné: entrendez-vous, comme si l’Angleterre eût mérité celte pré-férence à cause de la profondeur de ses ressentiments '.Chose inconcevable! Dans cette ligue, la France fut re-présentée, et représentée par M. de Talleyrand . Les déli-bérations commencèrent. Rétablir le royaume des Pays-Bas , on ne l'aurait pu sans insulter ouvertement à larévolution de juillet, et elle avait trop ému les hommespour qu'on lui jetât de tels défis. La diplomatie ne songeadonc qu'à creuser un abîme entre la Belgique et la France .La première de ces deux nations semblait invinciblementattirée vers la seconde par la communauté des mœurs,par l'identité du langage, par la conformité des intérêts,par la religion, par les souvenirs : la Conférence se hâtade déclarer la Belgique nation neutre et indépendante. La

1 II est en Angleterre, nous le savons, un parti qui professe pour notrepays une estime sincère et d'honorables sympathies. Celui-là nous est cheret ne saurait être compris dans nos attaques. Malheureusement, l’Angle-terre n’a été jusqu’ici représentée dans ses relations extérieures que parles tories ou les whigs, ennemis systématiques de la France et de tous lespeuples.