HISTOIRE DE DIX ANS.
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nant la démarcation des territoires respectifs, les deuxautres concernant certains droits de navigation et le par-tage de la dette. La navigation et la dette n’étaient que desquestions belges et hollandaises : la Conférence, après delongs débats, convia les deux parties à terminer leur que-relle par une négociation directe, se reconnaissant ainsiincompétente. Mais elle se garda bien d'en faire autantpar rapport à la question territoriale, qu'elle s’empressade déclarer à l’abri de toute controverse, et cela parce quele traité des 24 articles avait résolu cette question dans lavue toute spéciale de nuire à la France !
Si le peuple français n'eût été qu'un peuple d'aventu-riers sans foi ni loi, digne d'ètre mis au ban de l'humanité,les autres peuples en se liguant contre lui eussent faitacte de cosmopolitisme et de justice : il faudrait les enlouer. L'Europe marche à pas pressés vers un régime oùtoutes les causes qui intéressent les hommes réunis de-vront être portées devant un tribunal suprême, un tribunal«.mphyetionique : rien n’est plus désirable, et rien ne seraitplus auguste. Mais où la Conférence de Londres avait-ellepuisé son droit? Dans le pouvoir du glaive. Que représen-taient ses membres? I ne civilisation caduque, fille deserreurs les plus grossières et des plus barbares préjugés.Et quevoulait-elle maintenir, cette Conférence? Uneœuvrede spoliation générale, le système des traités de Vienne. Etcontre qui se trouvait-elle armée? Contre le peuple initia-teur et dévoué par excellence. Donc, c'est un des crimesles plus éclatants qu'il soit donné à l'histoire d'enregistrerque cette prise de possession des affaires de l’Europe par laConférence, dans les années 1831 et 1832. A quelque pa-trie qu’appartiennent les amis de l'humanité, il faut qu'ils