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Tome troisième.
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DOCUMENTS HISTORIQUES.

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lui a été intimé d’aller reprendre son poste à Florence . Le soussigné a deplus mission d’exprimer le regret dont sa Cour est pénétrée de n’avoir pu,pendant une année et demie, rien faire pour le rétablissement de la tran-quillité en Italie. Le gouvernement anglais prévoit que si l’on persévèredans la marche actuelle, de nouveaux troubles éclateront dans les États-'Romains, d’une nature plus sérieuse et dont les conséquences multipliéespeuvent à la longue devenir dangereuses pour la paix de l’Europe . Si cesprévisions se réalisaient par malheur, l’Angleterre, au moins, sera pure detoute responsabilité pour les malheurs qu’occasionnera la résistance auxsages et pressants conseils émis par le Cabinet anglais .

« Le soussigné profite, etc.

« Signé G.-H. Seymour. »

LETTRE DU PRINCE DE METTERNICH

Adressée à l'ambassadeur d’Angleterre à Vienne et transmise à lordSeymour par l’ambassadeur d’Autriche comte de Lulz-oie.

« Le soussigné, chancelier de Cour et d’État de S M. l’empereur d'Au-triche , a l’honneur d’accuser réception delà note qu’il a reçue de l’ambas-sadeur de S. M. britannique. »

Ici M. de Metternich fait allusion aux délibérations déjà connues de laConférence de Rome et termine ainsi :

« Le saint Père a refusé seulement deux points principaux :

i 1° L’admission du principe de l’élection populaire, comme base desassemblées communales et provinciales ; 2° la formation d’un conseil d’Étatcomposé de laiques, qui serait placé auprès du sacré collège, ou plutôt enopposition avec lui.

« 11 n’appartenait sans doute ni à l’Autriche ni à aucune autre Puissancede dicter des lois au souverain Pontife, surtout quand il s’agissait de ma-tières placées hors de la sphère des améliorations administratives surlesquelles il était permis de donner des avis à sa Sainteté; quand il s’agis-sait, en un mot, de tendre à créer un nouveau pouvoir dans l’État. LeCabinet autrichien se voyait obligé de céder sur ce point à la résistancelégitime du Pape, aussi bien qu’aux protestations unanimes des autresgouvernements d’Italie ; ces derniers, en effet, aux institutions desquels leprincipe de l’élection populaire est étranger, voient dans de pareilles conces-sions un danger imminent pour la sûreté de leurs États. De plus, il alui-méme acquis par les faits les plus positifs communiqués au gouverne-ment anglais , la conviction profonde que les concessions demandées par lesmécontents n’étaient, même à leurs yeux, que des armes avec lesquelles ils