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HISTOIRE UE DIX ASS.
€ Le gouvernement anglais n’a pas d’intérét direct dans les affaires desÉtats-Romains , et n’a jamais songé à y intervenir. Il fut, dans le prin-cipe, invité par les Cabinets de France et d’Autriche à prendre part auxnégociations de Rome , et il céda aux instances de ces deux Cabinets, dansl’espoir que ses bons offices unis aux leurs pourraient contribuer à produirela solution amiable des discussions entre le pape et ses sujets, et écarterainsi des dangers de guerre en Europe .
« Les ambassadeurs de Prusse et de Russie à Rome , ayant subséquem-ment pris part aux négociations, les ambassadeurs des cinq Puissancesn'ont pas été long-temps sans découvrir les principaux vices de l’adminis-tration romaine, et sans indiquer les remèdes à y apporter ; en mai 1831,ils présentèrent au gouvernement papal un mémoire contenant des instruc-tions d’améliorations qu'ils déclarèrent unanimement indispensables pour latranquillité permanente des États-Romains, et que le gouvernement anglais trouva fondé enjustice et en raison.
n Plus de quatorze mois se sont écoulés depuis la production de ce mé-moire, et pas une des recommandations qu’il renferme n’a été adoptée niexécutée par le gouvernement papal ; les édits mêmes, préparés ou pu-bliés, et qui déclarent que quelqu’une de ces recommandations va rece-voir son effet, diffèrent essentiellement des mesures consignées dans lemémoire. La conséquence de cet état de choses a été telle qu’on pouvaitl’attendre. Le gouvernement papal n’ayant rien fait de ce qu’il fallait fairepour calmer le mécontentement, il n’a fait que s’accroître, grossi par ladéception des espérances qu’avaient fait naître les négociations entamées àRome .
b Ainsi, les efforts faits depuis plus d’un an par les cinq Puissances, pourrétablir la tranquillité dans les États-Romains ont été vains; l’espoir devoir la population volontairement soumise au pouvoir du souverain n’estpas plus assuré qu’il ne l’était au commencement des négociations. La Courde Rome paraît compter sur la présence temporaire des troupes étrangères,et sur la coopération qu’elle espère d’un corps de Suisses pour le maintiende l’ordre. Mais l’occupation étrangère ne peut être indéfiniment prolongée,et il n’est pas probable qu’un corps de Suisses , à l’entretien duquel suffi-raient les ressources financières du gouvernement papal, fut assez fort pourcomprimer la population mécontente. Si même, la tranquillité pouvaitêtre ainsi rétablie, on ne pourrait espérer qu’elle serait durable, et ne rem-plirait d’ailleurs nullement les vues qu’avait la gouvernement anglais ens’associant aux négociations. Dans ces circonstances, le soussigné a reçul’ordre de déclarer que le gouvernement anglais n’a plu6 aucun espoir desuccès, et que la présence du soussigné à Rome devenant sans objet, l’ordre