DOCUMENTS HISTORIQUES.
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les armes de l’École, que ces derniers élèves ont constamment défenduesavec honneur ;
Sur le rapport de notre ministre secrétaire d’État au département de laguerre,
Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :
Art. 1 er . Les élèves de l'École polytechnique sont licenciés, et rentrerontimmédiatement dans leurs Camilles.
Art. 2. L’École polytechnique sera immédiatement réorganisée.
Art. 3. Les élèves de l’École polytechnique qui, demeurés fidèles à leurdevoir, ont défendu avec honneur les armes de l’École, feront partie del’École réorganisée, dont ils composeront le noyau. 11 serapourvuau complé-ment de l’École par les nouvelles admissions qui auront lieu après lesexamens de cette année, conformément aux lois et ordonnances.
Art. 4. Notre ministre secrétaire d’État de la guerre est chargé de l’cxé-eution de la présente ordonnance.
RAPPORT AU ROI.
Sire,
L’intention de Y. M., en donnant au corps d’artillerie de la garde natio-nale de Paris son organisation actuelle, était d’ajouter à l’éclat et à la forcede notre milice citoyenne. V. M. voulait témoigner ainsi sa sollicitude pourl’admirable institution de la garde nationale et son désir de la perfectionnerdans toutes ses parties. J’ai eu moi-même l’honneur de proposer au roi lesmoyens d’exécution qui étaient jugés propres à atteindre ce but. »
J’ai la douleur d’annoncer aujourd'hui à V. M. qu’une expérience récentem’a démontré qu’il y avait lieu de procéder différemment sans doute pourobtenir le résultat désiré ; car une assez grande partie du corps d’artillerie
ne s’est pas montrée en parfaite harmonie avec la garde nationale tout en-tière, et c’est cette harmonie que je proposerais à V. M. de rétablir par uneréorganisation devenue nécessaire. Dans cette réorganisation seront admissans doute en première ligne ceux des artilleurs que la population de Paris a vus avec satisfaction se réunir aujourd’hui aux légions pour combattrel’anarchie, et pour réparer ainsi des torts qu’il n’appartient pas à ce rapportde qualifier.
En conséquence, je prie V. M. de vouloir bien accorder son assentiment