Band 
Tome quatrième.
Seite
260
JPEG-Download
 

2(>0

HISTOIRE DE DU ANS.

L'hisioire des guerres civiles est pleine de pareils con-trastes.

Pendant ce temps, la dévastation de Lyon suivait soncours 5 l'armée foudroyait la ville comme si chaque mai-son eût été une forteresse occupée par des milliers d'en-nemis. Or, les insurgés en armes étaient à peine troiscents, et, trop convaincus de leur impuissance, ils étaientles premiers à s’étonner de la prolongation de la lutte.Les plus ardentsparmilesouvriers étaient descendus dansl'intérieur de Lyon , attirés par le procès des mutuellistes,et ils n’avaient pu, regagnant leurs faubourgs, y donnerle signal du combat. A la Croix-Rousse. que déconcertaitson isolement, M. Carrier ne commandait qu'à un fortpetit nombre d’hommes. Au faubourg de Yaise, M. Ré-vercbon avait fait de vains efforts pour rassembler les élé-ments d’une résistance suffisante, et s’était retiré dansl’espoir de soulever les campagnes. Dans le faubourg dela Guillotière, l'insurrection allait céder aux prières etaux larmes des habitants. Des hommes hardis étaient allésparcourir les communes voisines, y cherchant des fusils,et n’avaient pu réussir à s’en procurer, même à forced’audace. Des insurrections qui devaient éclater à Saint-Étienne, à Grenoble , à Vienne, point de nouvelles. Enfin-,il n’était pas jusqu'à la modération des insurgés qui netournât contre eux. Si, pénétrant dans les maisons à leurmerci, ils eussent exigé qu'on leur livrât des armes, onleur en eût livré : ils demandaient sans menace, et n'é-

sous ce titre: Les Ouvriers lyonnais en 1834, brochure dans laquellel’auteur, homme de talent, a fait preuve, à l’égard des républicains, quoi-que lui-même légitimiste, d’un esprit de justice tout-à-fait digne d’éloges.

M. Sala fut arrêté le 12 avril, à Lyon , en même temps que M. de Bour-mont fils ; mais ils ne tardèrent pas à être relâchés l’un et l’autre.