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Tome cinquième.
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CHAPITRE H.

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pas manqué d'énumérer les divers avantages que promet-tait à l'Autriche lauguste amitié delà France . Convictiondifficile à faire prévaloir dans une Cour de telles idéesréveillaient naturellement de douloureux souvenirs ! Carenfin, Marie-I.ouisedevenant lépouse du triomphant em-pereur des Français , n'avait-elle pas été le gage de laprotection accordée à lAutriche vaincue par un soldatinévitable? Et, en remontant plus haut, nétait-ce pas dusein de lAllemagne quétait sortie, pour venir mesurer ladistance qui, dans notre pays, sépare un échafaud duntrône, cette belle et imprudente fille de Marie-Thérèse,cette pauvre femme quavait si vite emportée une révolu-tion nécessaire et puissante comme le destin, mais, commelui, terrible et sans pitié?

Laccueil que les ducs dOrléans et de Nemours reçurentà Berlin fut très-gracieux et plus sincère quon ne le crutgénéralement en Europe . Le roi de Prusse était un espritmodéré. Au plaisir doffenser la France , il préférait la-vantage de se lattacher en la calmant, et, quoique engagéautrefois contre nous dans une guerre dextermination, ilne partageait, à légard du gouvernement français , ni lesfiers ressentiments de lempereur de Russie , ni les dé-fiances systématiques du vieux diplomate autrichien. Iloffrit donc aux deux princes français une hospitalité touteroyale. Il nen fallut pas davantage : ils virent aussitôt sepresser sur leurs pas les imitateurs du souverain, foulenombreuse dont la bassesse leur fit cortège.

Eux, cependant, ils avaient soin de se montrer magni-fiques, ajoutant à la courtoisie des manières les séductionsdune prodigalité habile. Dun autré côté, pour les hommesquavait gagnés, au-delà du Rhin , la contagion héroïque