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Tome cinquième.
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HISTOIRE DE DIX ANS.

I il)

Constantinople , ils avaient su obtenir des indigènes uneobéissance fondée sur lopinion, et telle que le fatalisme lacomporte. D'un autre côté, trouvant des tribus profondé-ment divisées entre elles, ils sétaient imposés par lebesoin d'une sorte dunité protectrice, avaient enfiamméles haines locales au lieu de les éteindre, et sétaient ren-dus de la sorte aussi nécessaires quodieux.

Mais des moyens de ce genre ne convenaient pas auxfrançais représentants de lidée chrétienne Le succès,pour eux, était au prix de la justice, et, grâce au ciel, ilsne pouvaient déshonorer leur conquête sans risquer de laperdre. Les Turcs avaient divisé les Arabes pour les op-primer ; la France se devait de les gouverner en les rap-prochant : mission noble, et dautant plus facile que lepremier besoin des Arabes était celui dun gouvernementtutélaire, vigoureux et juste ! Il était donc permis despé-rer quau lieu d'entreprendre contre les indigènes uneguerre dextermination, la France essaierait de les sou-mettre à lempire moral de son génie; quelle songeraità coloniser lAfrique sans toutefois négliger les moyensde l'occuper militairement, et, quà la suite de ses sol-dats, après une démonstration puissante et décisive, elle-enverrait dans lAlgérie des associations de cultivateursformées par l'État, dirigées par lui, et destinées à agran-dir, non pas la domination française, mais la partie fran-çaise.

Le nord de l'Afrique une fois gagné, le midi venait deJui-môme à nous, grâce au mouvement déchange quiappelait, chaque année, dans la zone des terres de labour.les pasteurs des landes du Sahara .

Ainsi, la Méditerranée à rendre française, un sol fertile