viij NOTICK
sion , suscita contre lui bien îles vengeances , et sa tète fut gravementcompromise lorsque vinrent les jours île l'anarchie.
Vétérinaire de l’administration des messageries , lorsqu’elle devintadministration civile, il rédigea, d’après son invitation, une Instructionsur les soins à donner aux chevaux sur les routes , etc ., qui fut adoptéepar le ministre de la guerre , pour les armées , et par la commissiond'agriculture et des arts; réimprimée dans tous les départements, parordre du gouvernement, en date du l\ fructidor an n (21 août 1794 ) >répandue à plusieurs milliers d’exemplaires, et traduite en allemand eten italien .
Le 20 mai 1794» le pouvoir gouvernemental ayant été organisé endouze commissions exécutives comme il l’est aujourd’hui en huit dépar-tements ministériels, Huzard entra à la commission d’agriculture et desarts, qui forma plus tard le ministère de l’intérieur, et dont une divi-sion constitue maintenant le ministère du commerce, de l’agricultureet des travaux publics , sous les litres successifs d’Agent, de Commis-saire du gouvernement, enfin d’inspecteur général des Ecoles vétéri-naires. Ce fut alors qu’au détriment de sa fortune privée il quitta sonétablissement de la rue Montmartre, pour se livrer tout entier à sesimportantes fonctions.
Il était non-seulement chargé des Ecoles vétérinaires , mais encoredes épizooties qu’il a traitées successivement en France , en Italie , enHollande, en Allemagne , à la suite de nos armées, où il remplissait, parordre du ministre de la guerre, les fonctions d’inspecteur général, sansautre traitement que celui de l’administration civile, sauf toutefois sesfrais de tournées qui lui étaient remboursés seulement pour l’inspectiondes chevaux malades , aux dépôts de Fontainebleau , de Chantilly, deCompiègne , de Saint-Germain, Versailles , Alfort , etc.
Il visitait plusieurs fois , chaque année, non-seulement les deuxEcoles vétérinairès de Lyon et d’Alfort , mais encore , sous l’empire ,celles de Milan et de Turin . Par un rapport imprimé, nous savonsqu’il avait eu une mission pour la réorganisation complète de cette der-nière Ecole .
Après le siège de Lyon , en 1793, l’Ecole vétérinaire de cette ville futmenacée d’ètre supprimée. Un rapport de Huzard annihila les effetsde cette menace.
Lors de la famine qui désola Paris et ses environs, le directeur et lesprofesseurs d’Alfort demandèrent à la Convention un congé pour les