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1 (1842) Histoire naturelle et sciences accessoires / P. Leblanc
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IX
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SUR J.-B. HUZARD.

IX

élèves. Si ce congé eût été accordé, cen était l'ait de l'établissement, ences temps d'anarchie et de destruction ; Huzard jeta la pétition au leuet sauva cette école comme il avait sauvé celle de Lyon .

Cetteinflexibleintégrité, inhérente au caractère deHuzard,se produitpartout dans ses relations publiques et privées.

Lors de linvasion des alliés, en i8t4, consulte sur le parti à prendierelativement aux élèves de lEcole dAlfort, il fut davis que ce seraitvioler la foi dun dépôt sacré que darmer, ainsi que lon en manifestaitlintention, ces jeunes gens, destinés par leur famille à une tout autrevocation ; mais, dans ce moment de désordre, sa voix fut méconnue, etil en a longtemps gémi. Les jeunes gens, livrés à leur seul instinct, etdont linspiration du moment faisait bouillonner le sang dans les veines,voulurent montrer leur face à lennemi ; mais au premier heurt, prèsdu pont de Charenton, l'insuffisance de leurs armes, et la perte de quel-ques-uns dentre eux, les convainquirent de leur imprudence. Entrésdans Paris , pendant la nuit, ils frappent à la porte de leur inspecteur;Huzard les reçoit, surveille le pansement des blessés, en fait déposer àlhospice de lEcole de médecine un plus gravement atteint, qui ymeurt. Sa maison fut transformée en dortoirs, et il prodigua à ces élèvesles soins les plus empressés, des vivres, de largent pour acheter des vê-tements, et payer leurs frais de voyage aussitôt que, la liberté des com-munications rétablie, il leur fut possible de retourner dans leur fa-mille. Ce dévouement fut connu ; linspecteur en fut félicité et remer-cié ; mais jamais la pensée de lindemniser de si grands sacrifices , euégard à sa fortune, na été ni conçue, ni manifestée : disons aussi quilne la jamais provoquée.

Lorsque gronda la révolution de juillet, Huzard était en Italie ,un instant de loisir layant fait céder aux pressantes invitations de sescollègues de lAcadémie royale de Turin, il était allé témoigner par saprésence lintérêt quil portait à ce corps distingué, et savourer dans savieillesse les délices de cette amitié qui croît avec lâge, quand il y aréciprocité de convenance et de mérite dans les dispositions qui lontfait naître.

Agréablement préoccupé de laccueil dont il avait été lobjet, etjoyeusement ému dune surprise que lui avaient ménagée, ainsi quà safemme, deux personnes quil affectionnait particulièrement, et qui , lejour de son départ de Turin , lavaient précédé de quelques heures pourle recevoir au mont Cenis, à lhôtel il devait coucher, son âmesem-