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1 (1842) Histoire naturelle et sciences accessoires / P. Leblanc
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XI
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SUR J.-B. HUZARD.

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leurs jeunes plants, préserva ces magnifiques maisons royales duneimmense dévastation. Sceaux fut le seul monument pour lequel ilsfurent impuissants : il fut rasé de fond en comble.

Grâce à linfatigable activité de ces hommes de bien, le troupeau siprécieux de mérinos que Louis XVI avait fait venir dEspagne en 1786fut conservé intact à Rambouillet . Augmenté bientôt dune nouvelleimportation, dont Gilbert fut chargé avec tant de bonheur et de succès,il a été lobjet des plus attentives sollicitudes de Huzard, Tous les ans,il avait mission daller diriger la vente qui sy faisait, vers la fin dupiintemps, dune certaine quantité de toisons, et dun nombre à peuprès égal de béliers et de brebis provenant de laccroissement du trou-peau de ces bêtes à laine fine dEspagne , et que lon entretenait pourfaciliter la propagation de la race.

Chaque fois quil en revenait, il était facile de distinguer, à son frontplus radieux, à sa gaieté plus vive, que le succès de la vente avait ré-pondu à ses espérances ! Plus le prix des types mis en vente avait grandià la chaleur des enchères, plus il aimait à sexalter lintérêt du publicen faveur de ces récentes importations destinées, ainsi que lévénementla prouvé, à opérer en France une véritable révolution manufacturière,et dont le résultat est aujourdhui l'affranchissement de tributs énormesenvers lEspagne et lAngleterre. Toutes ses pensées relatives à cettenouvelle source de richesse nationale sont consignées dans chaque,compte rendu quil faisait, tous les ans, avec son collègue Tessier àlAcadémie des sciences , et inséré à sa date dans les Annales de l'agri-culture française. Ici, écho de la reconnaissance du pays, nous pouvonsle dire bien haut : que de millions ces acclimatations, dues à des effortssi persévérants, nont-elles pas valu à la France !

Cétait surtout aux Ecoles royales vétérinaires que Jean-Baptiste Hu-zard avait dévolu son zèle, ses affections, ses travaux et ses veilles. Initiéà la fois aux intentions du ministre et parfaitement au courant des be-soins des Écoles, il en modérait habilement tous les ressorts intérieurset extérieurs, il savait les maintenir dans une constante et parfaite har-monie.

Tout élève, tout vétérinaire trouvait auprès de lui appui, bienveil-lance, protection, et cet esprit déquité qui laccompagnait partout danslexercice de sa profession. La fidélité avec laquelle ils se conformaientà ses conseils a garanti le succès dun grand nombre dentre eux, quiaimaient à lui en témoigner leur gratitude.