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1 (1842) Histoire naturelle et sciences accessoires / P. Leblanc
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XIII
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SUK J.-B. IlUZAItD.

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Etranger aux intrigues de lambition, il opposa toute sa vie un cou-rage de fer aux duperies du charlatanisme et aux exactions de lim-probité.

A lAcadémie des sciences , il siégea trente-sept ans, dans les nom-breuses élections auxquelles il assista, sa voix lut toujours, nonobstanttoute importunité, réservée au candidat quil en croyait consciencieuse-ment le plus digne : principes auxquels il na jamais failli, ni à lAca-démie royale de médecine, ni à la Société royale et centrale dagricul-ture, ni à la Société dencouragement pour lindustrie nationale.

Uniquement occupé, ainsi quil prétendait que chacun doit lêtre, desdevoirs de son état, il ne singéra jamais dans les questions politiquesou gouvernementales ; circonscrivant lapplication de ses lumières aucercle de la science relative à sa spécialité, il ne souffrait point chez luices oiseuses polémiques, dont la futilité nalimente que trop ailleursdes entretiens parfois modérés et parfois aussi ridiculement passionnés.

Napoléon le chargea de graves missions pour les remontes de sonimmense cavalerie , et le décora de la Légion dhonneur. Louis XVIII lui donna le grand cordon de lordre de Saint-Michel , ordre exclusi-vement consacré aux savants, el dont le nombre des membres ne pou-vait excéder cent.

Charles X , voulant aussi lui témoigner sa royale bienveillance, luifit écrire quil linvitait à choisir, à la manufacture de porcelaine deSèvres , les pièces qui pourraient lui faire plaisir. Huzard se rendit, avecsa femme , à cet établissement royal, le directeur, M. Brongniart,son collègue de lInstitut, lui mit complaisamment sous les yeux toutesles merveilles de cette maison. Une simple assiette représentant unescène de maréchalerie fut lobjet de prédilection quil choisit et rap-porta, sans soccuper du plus de latitude mise à sa discrétion par lamanifestation de la volonté royale

Après lhorrible attentat de Fieschi, chargé dexprimer au roi Louis- Philippe les sentiments dindignation de la Société royale dagriculture,quil représentait, son émotion trahit ses forces. Le roi sen aperçut etlui dit: « M. Huzard, il y a bien longtemps que je vous connais , votre« émotion est à mes yeux dune haute éloquence. » Invité quelquefoisau dîner du château, il y était lobjet de bienveillantes attentions. « Vous« devez être fatigué, » lui dit un soir madame Adélaïde; « tenez,

« mettez-vous comme cela , « en lui montrant comment on pouvaitsappuyer sur un fauteuil, sans paraître assis.