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1 (1842) Histoire naturelle et sciences accessoires / P. Leblanc
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SUR J.-B. HUZARD.

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le Rhin , lautre dau delà des Alpes , qui durent à cette heureuse cir-constance le moyen de faire des travaux dont limportance appréciée, àleur retour dans leur patrie , les fit placer au premier rang parmi lescorps savants , et assura à lun deux un haut emploi dans lordre ad-ministratif.

La science, qui est cosmopolite, avait fait de ces hommes de nationsdistinctes trois véritables compatriotes, dont les sympathies firent séle-ver à tout ce quelle peut avoir de plus sublime la vertu de lhospitalité.Le récit en serait long. Disons brièvement que ces deux célèbres étran-gers furent redevables, à ce dévouement hospitalier, de la conservation,lun de son honneur, lautre de son existence. La reconnaissance duconseiller dEtat prussien et du docteur piémontais fut digne du géné-reux ami qui lexploita au profit de sa bibliothèque tant que vécurentces zélés correspondants, toujours disposés à laider dans ses recher-ches douvrages rares et précieux ; et ils ne lont précédé dans la tombeque de quelques années.

Il mit, à son tour, à contribution leurs lumières et leur haute in-fluence, pour propager, en Europe , le bienfait dune des plus bellesconquêtes que lart ait remportées sur la nature, la vaccine.

Le duc de la Rochefoucauld venait d'importer à Paris cette belle dé-couverte. Un comité fut créé pour étudier, recueillir, constater et répan-dre à la connaissance du public les faits relatifs à cette nouvelle appli-cation. Huzard, membre très-actif de ce comité, ne borna point à sesrelations régnicoles ses exhortations en faveur dune pratique accueilliedans le principe avec défiance et sujette à mille répulsions, il sadressaaussi à ces amis de lhumanité dont il était sûr de la droiture et de lin-fluence. Ces hommes dévoués trouvèrent promptement de nombreuximitateurs, et grâce à la constance defforts inouïs et multipliés à linfini,toutes les répugnances de lignorance et de la superstition vaincues, lavaccine est aujourdhui, dans la presque totalité de lEurope , duneobligation reconnue, et aussi généralement imposée par la raison à latendresse des mères, que le baptême, par la piété, à leurs devoirs re-ligieux.

Au milieu de ces occupations si attachantes, Huzard sapercevait peuque sa maison était le centre dun mouvement commercial actif assezétendu.

Lors de la fixation du nombre des imprimeries, à Paris , madameHuzard , favorisée par le souvenir des services que Vallat la Chapelle,