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1 (1842) Histoire naturelle et sciences accessoires / P. Leblanc
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DF, J.-B. HUZARD.

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solide fondement de leur prospérité. D' naît en effet la richesse ? Ellenaît du travail. Le travail lui-méme est lœuvre dun mouvement quelintelligence conduit. Or, tout animal domestique est, à la lettre , unmoteur qui se ranime par la nourriture, qui se perpétue par la généra-tion, et qui, renonçant pour ainsi dire à son être moral, se remet dansles mains de lhomme pour augmenter sa puissance et 11ètre plus quele docile instrument de ses volontés. Ici donc le serviteur et le maîtresidentifient pour ne faire plus quun ; leur bien-être est mutuel : con-server lun, cest conserver lautre; et de c.ette réciprocité sortiraient lessalutaires maximes quauraient à suivre les chefs des Etats, encore plusque les particuliers , pour régler le nombre , la distribution , léduca-tion , le choix de ces précieux animaux ; pour assurer le perfectionne-ment des races, la permanence des belles formes et des heureuses apti-tudes: pour les approprier de plus en plus aux travaux si vaiiés quenécessite létat social ; pour les rapprocher de plus en plus de lhommelui-même, et leur mériter enfin linsigne honneur quils ont déjà reçudHésiode et dAristote , lhonneur de figurer entre les membres de lafamille humaine, cest-à-dire entre les éléments essentiels de toutesociété.

Pénétré de lextrêine nécessité des animaux, l'homme, après les avoirsubjugués , fit pour eux ce quil faisait pour lui-même : il chercha lesmoyens de les conserver. De est née la médecine vétérinaire ; cettemédecine de laquelle je pense avoir esquissé lhistoire dans une suitede paragraphes dont je dois vous épargner ici la lecture, pour ne vousen offrir que les principaux traits. LEgypte , la Phénicie , la Chaldée,la Chine elle-même, lancienne Grèce et lancienne Italie ; des philo-sophes , des naturalistes, des médecins, des agronomes, des mission-naires ; Xénophon , Aristote , Hippocrate , Caton, Yarron, Columelle ,lexcellent père Cibot ; jajoute des poètes, des historiens, des voyageurset des artistes : voilà mes sources . voilà mes autorités. Du temps deYarron, la médecine vétérinaire était enseignée : mais comment létait-elle ? et par qui? Science, du reste, daprès Varron lui-même, et josedire encore daprès lélégant et sage Columelle , science informe et plu-tôt défigurée ; car sil est vrai que Celse ait écrit cinq livres sur lagri-culture et sur la médecine des animaux , il est probable que cet ou-vrage était digne de celui quil a laissé sur la médecine humaine , etque cest un chef-dœuvre de plus à déplorer avec tant dautres. Par,du moins, nous comprenons comment, dans lâme de Virgile , le talent

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