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1 (1842) Histoire naturelle et sciences accessoires / P. Leblanc
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dune poésie sublime a pu se concilier avec le savoir d'un grand agro-nome et dun profond vétérinaire. Après Gelse , après Virgile et Colu-melle, quatre siècles sont muets, jusquà Valehs, 'et peut-être au delà.On vit alors paraître sur la médecine des animaux une foule d'écrivainsgrecs : Pelagonius , Apsyrtlie, Hiéroclès , etc. , et finalement louvragedu comte Végèce ; Végèce qui gémit de labaissement et de loublipresque universel était tombé lart vétérinaire. Je ne marrête pointaux Arabes, qui ^sélançant de leurs déserts pour changer la face dumonde, mêlèrent au fracas des batailles le culte des sciences et deslettres ,'traduisirent dans leur propre langue, en Perse , en Syrie , enEspagne , les médecins , les naturalistes , lesagronomes'et les "vétéri-naires de la Chaldée ,delAfrique , de la Grèce et de lItalie ;et 'qui,mettant à profit les leçons quils en recevaient,'égalèrent bientôt etmême surpassèrent leurs modèles. Rhazès lui-même, si mal connuparmi nous, dit Casiri, Rhazès écrivit sur les maladies du (lion. Jus-qu les Maures dEspagne navaient-ils point porté lagriculture parlaquelle tout prospère ? bes seuls rois de Grenade eurent plus dunefois contre les chrétiens des armées de deux cent mille'hommes et decent mille chevaux ; prodige que lon ne rencontre que dans quelquespeuplades de lantiquité , mais dont aujourdhui ni l ! Espagne, 'iii peut-être aucun Etat de lEurope nolli irait Éombre.

Qui le dirait? Deux mille ans avantTèrte chrétienne,d'extrémité delAsie avait adopté pour tous les animaux domestiques une disciplineadmirable ; tandis que sur les cent trente vétérinaires que cite notre an-tiquité, il n-en est pas'uu seul qui ait laissé sur son art Un'travail com-plet et digne de la postérité. Jajoute que, dans nos sièclesinodemes,la barbarie dont se'plaignait Végèce était encore dans les esprits, à cepoint que vers le milieu du seizième siècle, au moment Jéan Ruelleet Rusius publiaient, lun sa traduction latine des vétérinaires grecs,lautre son traité dHippiatrie , un médecin de Sicile , Ingrassias , pu-bliait, pour sa propre justification, une apologie de la médecine vétéri-naire. Conçoit-on quune telle apologie ait été jamais nécessaire! Est-Il une science qui touche à plus dintérêts pour lesprotéger ? Est-ilune étude plus propre à éclairertoutes les nôtres ? Na-t-elle pas de-vant elle , pour faire ses 1 expériences, un'champ sans limite?et soitquelle expérimente en 'effet, soit'quelle'slen tienneà'la'siinple'obser-vatioii, quels seèrets ne peut-elle pas nous apprendre sur-les qualitésmorales des animaux : la patience,da docilité, lardeur, ic courage, le