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1 (1842) Histoire naturelle et sciences accessoires / P. Leblanc
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1-I.OGE

perte énorme que rien na compensée. Un clieval normand est expédiépour l'Angleterre. H avait des qualités surnaturelles. LAnglais charmé,dit Flandrin, lAnglais ravi se demande avee étonnement comment, pos-sesseurs de chevaux si parfaits, noos marquons tant de frénésie pomles siens. Quels chevaux ont en' de léclat dans les meilleurs manègesdAngleterre? dans ceux de Bâtes, de Byatn et d ? 'Astley .Des chevaux deFrance ; de ces chevaux que préférait lord Pemhrolce, que préférait lechevalier Medows. Vous affectez daller à langlaise , et vous ignorezque, pour être bien assis sur le cheval et pour en régler comme il con-vient les mouvements, il est une géométrie naturelle dont les manègeset la cavalerie dAngleterre suivent comme nous les lois : cest-à-direquon y monte à la française, et que le plus sûr effet de vos maladroitesélégances sera de ruiner tout à lheure les jambes et les épaules de- votremonture. Mais, dès 178g, langlomanie avait eu parmi nous des résul-tats plus généraux et plus funestes. Elle détériorait nos haras, ellebrisait notre industrie ; elle détruisait nos chevaux, elle corrompait nosmœurs, en nous familiarisant avec le charlatanisme, ou, ce qui est lamême chose, avec la fraude. 11 nest pas jusquà res courses dont ellenous avait donné le goût, et qui nétaient et ne seront peut-être jamaisque les vanités dun luxe onéreux et trompeur.

Dans larticle Air , Iluzard fait sentir quel est, pour les animaux do-mestiques, le triple danger qui les environne, soit par la brusque suc-cession des températures, soit par la longue impression du lroid et del'humidité, soit enfin par un séjour trop prolongé dans un air quilsont déjà respiré, et quils ont saturé de leurs propres émanations. De naissent, surtout pour le cheval, des maladies tantôt légères quedissipent le mouvement et la chaleur, tantôt profondes, redoutables,contagieuses, mortelles. Renouveler lair est donc, pour ces animaux,une nécessité encore plus impérieuse que pour lhomme lui-même,car, quelque prompte quait été lhorrible catastrophe du trou noirdans le Bengale, celle qui menace les chevaux privés dair pur seraitencore plus rapide. Après une traversée de quelques jours, de Syrie onSicile , les meilleurs chevaux des croisés nétaient plus que lombredeux-mêmes ; et Coleman rapporte que, daus la courte expédition deQuiberon , une partie des chevaux embarqués périt bientôt d'asphyxie^bien quon eût soin douvrir les écoutilles ; et que ceux qui survécurentet quon remit à terre avaient déjà contracté, les uns la morve, lesautres le farciu. Or, dans les idées de Iluzard, les animaux ainsi affectés