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1 (1842) Histoire naturelle et sciences accessoires / P. Leblanc
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XXXI
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DK J.-15. HUZARD. XXXJ

sont îles foyers d séchappent des molécules délétères qui, mêléesaux excrétions, sattachent aux murs, à la paille, au sol, à tous lesobjets voisins. Ces miasmes, bien que volatils, ont une fixité de com-position que lair ne peut entamer; lair sen pénètre, au contraire, etles transmet aux animaux qui succéderont aux premiers ; cest ainsique lair, qui doit entretenir la vie, nest plus quun véhicule empoi-sonné qui la détruit. Vous voyez les suites. Les habitants dune écurieétant renouvelés, si le mal se renouvelle, Concluez que lécurie est in-lectée de miasmes animaux, et faites pour elle ce que Moïse prescritpour çe quil appelle la lèpre des murailles.

On sétait figuré que le séjour dans une étable guérirait la phthisie :erreur. Ce qui ne lest pas, daprès Ramazzini et Huzard, cest quuntel séjour éteint lénergie vitale, émousse la vue, rend nyctalope ; tandisquun séjour habituel parmi des chevaux expose, on vient de lap-prendre, à des maux encore plus affreux.

Dans les deux articles Aliments et Allaitements , après avoir donné lesrègles à suivre dans le choix, la quantité, la distribution des diversesnourritures, Huzard fait voir quel est, sur tous ces points, létonnantevariété des appétits et des aptitudes, et quel serait pour la totalité desanimaux, le danger dun régime trop uniforme. vous apprendrez deRédi, de Bourgelat et de Chabert que ce nest point par le supplice dela faim que la rage sallume dans le chat ou dans le chien ; que cettemaladie suppose, comme la morve, une lésion plus profonde ; que, poul-ies animaux, aussi bien que pour lhomme, labstinence a des limitesquil ne faut pas lranchir, même dans les affections aiguës ; et quenfin,mues par des ressorts intérieurs dune fabrique inimitable, ces ma-chines animées ont, pour mesurer le temps, une précision que napresque jamais linstrument le plus délicat.

On cherche dans Y Encyclopédie méthodique, et lon safflige de nerién trouver sur le bœuf et la castration. Ces deux articles apparte-naient à Huzard. Une telle lacune ne sexplique que par le malheurdu temps, et la nécessité de suffire à dautres travaux. Que neùt-il pointdit sur la castration? Quels quaient été et quels que soient encore leshiodfs dune pratique si barbare, il semblerait, à légard de lhommequi la subie, que la nature ne lui laisse quà regret les restes dune viequil ne peut transmettre ; et jamais, par aucune expérience, la phy-siologie neût plus sensiblement démontré quelle est, sur les qualités etles actes de l'aine et de lesprit, la puissance des impressions intérieures.