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quand il souffre, la tendre humanité de l’Indou. N’éteignez point sesforces en les employant trop tôt. Que sa nourriture soit choisie ; qu’ellesoit appropriée aux aptitudes et proportionnée au travail ; que ce tra-vail soit toujours le même ; que le cheval n’en soit distrait ni par untravail trop nouveau, ni par la douleur. Songez que pour lui, commepour nous, la propreté est un gage de santé. Qu'il ait toujours à res-pirer un air grand et pur. Elevez sur ce principe l’asile que vous luidestinez. Dans la liberté de ses déserts, le cheval tartare jouit de toutesa force et ne connaît point de maladies. Les chevaux des empereurschinois n’ont pour demeure que de légers édifices en bois, fermés aunord et largement ouverts au midi. Surtout n’avilissez point cette noblenature, ne l’abrutissez point, ne l’irritez point par de mauvais traite-ments qu’au bruit de vos pas, au son de votre voix, à votre approche,le cheval frémisse de joie, comme à l’arrivée d’un ami. La bienveillanceest pour lui comme un aliment substantiel et délicat qui le rend plusdocile, plus dispos et plus fort. Si elles entrent jamais dans les mœurspubliques, jusqu’où n’iraient pas ces habitudes de paix , de justice etde pitié ! Quel contraste avec l’odieux spectacle que nous offrent lesgrandes villes ! ces villes où les ingrates et cruelles mains de l’hommeaccablent de supplices le plus précieux de ses serviteurs ! où le cheval,méconnu, maltraité, mal nourri, chargé de travaux et couvert deplaies, traîne dans la misère et la fange une vie d’amertume et de dou-leur ; d’autant plus sensible à tant de souffrances et d’ignominies, ditHuzard, qu’il a dans le cœur plus d’élévation et de fierté.
Jusqu’ici Huzard suppose que, dans les débris de nos races, il resteencore des éléments de réparation ; mais faute de ces éléments, ou mêmes’il ne s’agissait que de corriger, dans une race ou dans un individu,quelque vice de caractère ou de forme, l’art n’a plus de ressource quedans la grande opération du croisement, et dans celle de l’appareille-ment, qui n’en est qu’une annexe ; deux opérations qui, avant d’êtreune question d’administration, seraient pour nous les plus curieusesquestions de physiologie. Pour peu qu’on les approfondisse, on est, eneffet, conduit à penser que l’acte de la fécondation ne se borne pas tou-jours à l’embryon qu’il vivifie ; qu’il peut s’étendre sur les germesvoisins ; qu’il peut en pénétrer toute l’économie, en ébaucher les dis-positions intérieures, et y déposer des principes de force ou de faiblesse,de santé ou de maladie, de vice ou de vertu. Par là s’expliqueraientcertaines bizarreries des transmissions héréditaires. Je pourrais, sur la