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1 (1842) Histoire naturelle et sciences accessoires / P. Leblanc
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DE J.-B. I1UZAKD. xlj

foi de Van Hehnont, de Home, de Weldenstad, dOsiandcr, de Burdach ,et même de Harvey et dAristote , produire sur différents points des faitsdécisifs observés sur des animaux despèces différentes, et même sur desêtres de notre propre espèce : je nen citerai que deux. Un étalon danois ,diversement coloré, féconde line jument dEstramadure ; il en naîtune femelle décousue, qui na rien de son père ; mais, fécondée douzeans après par un étalon espagnol , elle donne un poulain peint commelétait son propre père, létalon danois . En i8t5, une jument anglaiseest fécondée par un couagga, sorte dâne tacheté dAfrique ; elle a unmulet tacheté comme le couagga; les trois années suivantes, tour à tourfécondée par trois étalons arabes , elle met au jour des poulains encoreplus tachetés que le premier mulet. Ces faits admis, et comment lesrejeter? ne sensuivrait-il pas que le pouvoir fécondant na point delimites rigoureuses , et quil marque quelquefois , dun seul et mêmetrait, toute une suite de générations? Et cependant de quels riens, pourainsi dire, ce pouvoir est le jouet ! A Senuaar, sur un fond dargile, lesanimaux de toute espèce, mâles et femelles, sont stériles ; à quatremilles de, sur du sable, ils sont féconds. Deux étalons vigoureux ha-bitent deux fermes voisines ; ils sont stériles ; on les transpose. Jlom -gelat met le premier à la place du second, et le second à la place dupremier, et désormais les voilà féconds. Nai-je pas vu des aliénés cesserde lêtre par le seul déplacement dune salle dans une autre? Et nest-cepas ainsi que le menuisier dArétée, maître de toute sa raison dans sonatelier, la perdait en mettant le pied hors de sa maison, et la recouvraittout de suite en y rentrant? Comment concevoir une affection cérébralesitôt formée, sitôt détruite ! Quoi quil en soit, en traitant du croise-ment, Huzard propose quelques règles pour en assurer les résultats. Lapremière est quil nappartient quaux races du Midi de perfectionnerles races du Nord; comme si le feu de la vie était plus énergique ouplus concentré dans ces organisations, trempées, en quelque sorte, parla chaleur et la lumière. La deuxième règle est que les mâles sont lesseuls instruments de cette perfection : le mâle donnant le texte que dé-veloppe la femelle ; règle confirmée, pour presque tous les animaux do-mestiques , par lexpérience du Suédois Alstrœmer, mais en quelquefaçon contraire au sentiment des Arabes , qui, dans le produit de laconception, accordent plus à la femelle quau mâle: aussi ne cèdent-ilspresque jamais leurs juments aux étrangers. De ces deux règles, Huzardtire celles que tous les peuples auraient à suivre dans les croisements