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1 (1842) Histoire naturelle et sciences accessoires / P. Leblanc
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quils pourraient essayer; il entre à cet égard dans des détails de géogra-phie que je dois minterdire. Enfin se présente la question des haras,question immense qui embrasse toutes les autres, et que Huzard atraitée trois fois : la première, en 1798, dans un article de VEncyclopé-die méthodique, il a fondu ses propres idées avec celles de Ilartman,auteur dun excellent livre allemand sur le même sujet, et dont Huzardavait publié la traduction dix années auparavant ; la deuxième fois, dansl'instruction de lan x ; la troisième, en 1826, dans un article du dic-tionnaire de Déterville. Ce dernier article est le résumé des deux autres.Huzard y reproduit les mêmes vues sur la nécessité des haras, lesquelsne fleuriront, selon lui, que par linstruction, les encouragements et laliberté. Pour toutes les épreuves à tenter sur lintroduction des racesétrangères et leur mélange avec les nôtres, il pense quil suffirait da-voir, sur deux points opposés de la France , deux haras fondés et tenuspar le gouvernement. Comme on ne fait bien quune seule chose à lafois, peut-être jugerait-on plus convenable de créer autant de haras quelon peut compter pour les chevaux de services distincts; chacun de cesservices exigeant, en effet, une organisation et, par suite, une éducationtoute spéciale. Mais, pour former de tels établissements, lextrême divi-sion des terres, la médiocrité des fortunes, la timidité des entrepreneurs,la lenteur et lincertitude des résultats, et, dans les agents de lautorité,le défaut de ce zèle et de cette persévérance quinspire lintérêt privé,seront peut-être à jamais parmi nous des difficultés invincibles.

Dans le temps que Huzard commençait à écrire pour Y Encyclopédie,le tribunal de commerce, et plus tard divers tribunaux de la capitale,lui confièrent les expertises touchant les vices rédhibitoires. Cétait lemettre dans le secret de ces fraudes qui, dans le commerce des chevaux,interviennent sous mille formes, entre le vendeur et lacheteur, pourtromper lun au profit de lautre, et dont les complices colorent la bas-sesse et la honte par la grotesque bouffonnerie de leur langage ; demême que, sous les argots de gloire et de triomphe, nous nous cachonsà nous-mêmes lhorreur des conquêtes, cest-à-dire nos propres infor-tunes. Ces fonctions dexpert, Huzard les a remplies pendant quaranteans. Les procès-verbaux et les rapports dont il tenait copie formentun recueil de 12 volumes in-folio; trésor pour celte jurisprudence vé-térinaire si cultivée par les Romains, comme on le voit à chaque pagede Varron. Ces archives, du reste, sont comme celles du genre humain,plus chargées de méfaits que de vertus. La simplicité de la vertu,