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1 (1842) Histoire naturelle et sciences accessoires / P. Leblanc
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XLIII
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DE J.-B. HUZARD. xlîij

na presque pas illiistoriens ; liniquité, si multiple , en a beaucoup.

Ce quHippocrate a indiqué dans quelques paragraphes de son pre-mier livre des maladies, ce que Stoll a développé dans sa thèse sur lescas imprévus, Huzard la fait de son côté pour les chevaux attachés auservice des messageries et des roulages, lesquels ne sont que trop sou-vent arrêtés dans leur route par des accidents ou par des maladies.LInstruction quil rédigea sur cet objet pour une administration civilefut adoptée sur-le-champ par celle de la guerre, et se répandit en plu-sieurs langues avec une rapidité qui fit voir combien elle était néces-saire. Les leçons quelle renferme firent disparaître les procédés inutiles,bizarres , cruels , dangereux dont se composait alors toute la sciencedes maréchaux. A la tête de ce dernier ouvrage, Huzard apprenait àreconnaître la morve et à purifier les lieux quelle avait infectés. 11 étaitpénétré de la propriété contagieuse de cette maladie, propriété que lona longtemps contestée, et sur laquelle on dispute encore ; comme silétait possible de se mettre sérieusement dans lesprit que, tout ayantde laction sur léconomie, les vapeurs morbifiques et les virus nen ontaucune.

Ici, Messieurs, je passerai sous silence quelques écrits très-courts deHuzard sur le vertige des chevaux, sur létymologie du mot Fourtmrc,sur les concours des mémoires de médecine vétérinaire, concours dontpendant vingt ans de suite il rédigea les rapports. Je ne parlerai ni desa correspondance, avec Tessier etGrognier.de Lyon, sur des objetsdéconomie domestique, ni de son extrait du charmant livre de Choise-lat, sur lart de senrichir avec des poules ; ni des notes pleines dintérêtquil a consignées dans la dernière édition du grand ouvrage dOlivier de Serres . Il nest plus que deux objets sur lesquels jappellerai votreattention.

Deux fois dans sa vie, la première en 1797, dans lest de la Fiance etdans une partie de lAllemagne , la deuxième en 181 4 , à Paris et dansles environs, Huzard a eu sous les yeux des exemples de ces épizootiesmeurtrières, jai presque dit de ces tragédies terribles qui, surtout dansle dernier siècle, en Italie , en Allemagne , en France , en Hollande, ontenlevé par centaines de milliers des têtes de bétail : plaies cruelles dontlagriculture se ressent encore ; tristes fruits de ces guerres qui confon-dent, détruisent, massacrent tout, jusquà la raison des peuples. Cescalamités ont eu, comme toutes les nôtres, les historiens les plus illus-tres, Lancisi, Ramazzini , Sagar, Goclicke, Sauvages, Camper, le grand