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naturelle ; son mouvement sufoendu le présentera dans l'auk^da cki f 0 _cond tems de ma marche , son corps se trouvera porter fur la jambequi est posée , & le talon de l’autre pied élevé Lc prêt à commencer lepas suivant.
J’ai été obligé d’aíTujettir le soldat pour la marche de manœuvre , àune forme de pas uniforme , & à quelques égards artificielle , parce qu’ilfaut, dans cette marche , de l’ensemble Lc de la précision. Dans la mar-che de route , je lui rendrai la liberté de marcher à fa volonté, afin qu’ilfaste chemin de la maniéré qui lui sera la plus commode & la moins pé-nible. Achevons ce qui concerne les principes de la marche de manœuvre.
Le soldat ayant parfaitement acquis l’habitude du pas ordinaire, onle fera passer au pas doublé , & ensuite au pas triplé ou pas de course,observant de l’instruire d’abord seul, puis deux à deux , quatre à qua-tre , Lc ainsi en multipliant successivement le nombre des eleves , Lc lesformant dans le commencement fur un rang puis fur une file , fur deux,fur plusieurs, les trois rangs ouverts, Lc faisant passer alternativementles soldats d’un rang à l’autre.
On s’attachera particulièrement à faire contracter aux soldats l’habi-tude de l’égalité du pas, soit par rapport à son étendue, soit par rap-port à fa vitesse j Lc pour cet effet on fera tendre deux cordeaux paral-lèles Lc distans l’un de l’autre du front Lc de la troupe qu’on voudrafaire marcher (a). A ces cordeaux sont attachées de vingt pouces envingt pouces de petites marques d’étosse noire ou rouge. De cette ma-niéré on accoutumera les soldats à étendre leurs pas de la grandeur de-mandée , à marcher avec uniformité , & à conserver la distance entreles rangs , les ailes de chaque rang étant obligées d’arriver a l’extrêmitedes cordeaux par un nombre de pas égal aux marques correspondantesdefdits cordeaux. Un de ces mêmes cordeaux prolongé Lc garni de pe-tites marques d’étoffe de quatre-vingt en quatre-vingt pas, servira àexercer la troupe à la vitesse du pas ; Lc , la montre à la main, on lafera marcher le long du cordeau une Lc plusieurs minutes de foite aupas ordinaire , au pas doublé , Lc au pas de course , de maniéré que Pesopace de terrcin qu’elle aura parcouru se trouve d’accord avec les prin-cipes établis.
Le pas de flanc, ou la marche par file étant la base de tous les dé-ploiemens, on se servira de-même, dans les écoles de principes , d’é-chellcs parallèles pour y accoutumer le soldat. Ces échelles feront com-posées de trois cordeaux tendus parallèlement Lc tantôt fur des lignesdroites, tantôt avec des sinuosités, éloignés l’un de l’autre de deux pieds( eípace que chaque soldat occupe dans le rang devenu file ) Lc marqués,ainsi que les cordeaux ci-dcssus, de dix-huit pouces en dix-huit pouces ,par de petits morceaux d'étoffe. Les soldats marchant ensuite au pas dou-
(*) Ce ne devra jamais être plus d’une demi-compagnie ou d’une compagnie :st n’ell ici question que de l’école.