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Tome premier.
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ESSAI GENERAL

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pour manoeuvrer , elle serre ses distances aú trot,'ne laissant que deux pas de distance seulemententre les compagnies, 8c un pied entre chaquerang.

On voit qu’avec la même facilité le régiment se ploieroit en colonne ,sur la droite , ou en avant, ou en arriéré sur la gauche, & ainsi sur 'le centre, Lc qu’il n’y auroit, à cet égard, que quelques changemensà faire dans les commandemens Lc dans leur exécution.

Au reste ces ploiemens de colonne qui se font avec la plus granderapidité, & que j'ai vû exécuter à quinze ou vingt escadrons , me pa-raissent moins propres à la formation journalière Lc habituelle d’unecolonne de marche (qu’il est plus simple, à cause des embarras ordinai-res du devant & du derriere d’un camp , d’exécuter en rompant parfiles ou par demi-compagnie , soit en avant, si la marche est de front,soit par le flanc , si la marfche est de flanc ) qu'à la formation d’une co-lonne de manœuvre. Cette formation peut être nécessaire dans plusieurscirconstances, comme celle ou úne ligne de cavalerie étant en bataille,voudroit se mettrç en colonne fur le front , ou pour dérober fa forceà l'ennemi , Lc pour concourir à quelque vue du général ; ou pourtraverser plus légèrement le pays qui se rendroit difficile , pour alleroccuper, a une grande distance en avant, une position ou une trouée im-portante : mouvemens qui tous s’exécuteront bien plus rapidement, ente mettant en colonne , qu’en marchant en ligne. On doit toujours voirde plus en plus, que je n’ai point de système exclusif.

Un principe commun à la cavalerie Lc à l’infanterie , Lc qu’il ne fautpas perdrç ‘de vue , c’est de considérer si la marche , ou le mouve-ment qu’òn fait en colonne , a pour objet de conduire à une forma-tion en bataille fur le front ou fur le flanc -, dans le premier cas, il fau-clra faite marcher les divisions de la colonne, avec deux pas seulementde distance entr’elles, afin que la colonne qui devra sc former par le dé-ploiement , ait le moins de profondeur possible ; Lc dans le second casau contraire, il sera à propos de les faire marcher avec des distancescombinées fur leur front, asin que la profondeur de la colonne qui de-"vra fe réformer par des mouvemens de conversion , soit égale au terrein'qu’elle devra occuper étant en bataille.

Une autre chose que j'établis pour la cavalerie , ainsi que je l’ai éta-blie pour l’infanterie, c’est le renversement du préjugé de l’inyersion.On vient de le voir déja détruit par ce que j’ai dit de la formation descolonnes, à la tête deíquelles je place indifféremment l’clcadron de ladroite ou de la gauche de la ligne , suivant que l’cxigcnt les circon-stances , ou la situation du chemin qu’on doit suivre. Je vais de-mê-me secouer ce préjugé dans les formations en bataille , où il est bienplus embarrassant Lc plus ridicule.