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Tome premier.
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iié ESSAI GENERAL

&. les ,détails intérieurs d’exécution , relatifs à la cavalerie , à ceux quej’ai indiqués pour l’infanterie. Lors donc que l’œil fera formé au résul-tat des mouvemens de l’une des deux armes, 8c à ses manoeuvres furle terrein, pour peu qu’il soit au fait de ce que la différence des in-dividus qui composent un escadron, ou un bataillon, jette de diver-sité dans leur aspect ou dans leurs évolutions, l’ofîìcier de l’une ou del'autre arme qui aura réfléchi, 6c qui aura le génie de la guerre, feraen état de les conduire toutes deux.

II me-reste seulement à parler du méchanisme intérieur du déploie-ment de la cavalerie. Beaucoup de gens le regardent comme une ma-nœuvre impossible, beaucoup se sont récriés contre lui, môme en voyantfa possibilité ; d’ailleurs il y a plusieurs maniérés de l’exécuter , oc ilest important de déterminer quelle est la meilleure.

.. -La cavalerie Prussienne, qui la premiere a exécuté les déploiemensen malA 6c par le^ flanc , les fait par des à-droite ou à-gauche suc-cessifs , qu bien . par des demi-à-droite ou des demi-à-gauche. Maisdans les deux méthodes les divisions font ferrées tête à croupe. L’of-sicier qui se trouve à la droite ou à la gauche de chaque division (s),conduit le mouvement de cette division , 6c la dirige par des lignesdiagonales fur le point où elle doit se mettre en bataille.

D’habiles officiers de cavalerie , des officiers qui, sentant l’avantagedes déploiemens par lé flanc pour la cavalerie , ont cherché fans pré-jugé les meilleurs moyens pour exécuter cette manœuvre , m’ont dit

3 u’ils préféraient la méthode des à-droite 6c des à-gauche , trouvantans ce dernier mouvement, d’abord les demi-à-droite ou demi-à-gau-che difficiles, ensuite le désenchassemcnt des divisions hors de la colon-ne , puis le galop tête à botte des rangs devenus files (b).

Je me soumets d’autant plus volontiers à l’opinion de ces officiers,que c’est par les à-droite oc par les à-gauche successifs, que j’ai pro-posé les ploiemeils en colonne , 6c qii’ainsi les déploiemens s’cxécute-ront précisément paf les mêmes mouvemens dans le sens contraire.

Je yais donner ici un exemple d’un régiment He quatre escadronsen colonne par compagnies serrees tête à croupe , c’est-à-dire , avecun pas feulement d’intcrvalle entr’elles , 6c les circonstances exigeant

(à) En Prusse íe déploiement s’exécute toujours par division qui est le demi-esca--dron. Ainsi supposant une colonne de vingt, escadrons, elle n’occupeau moment du dé-ploiement , que deux cens quatre-vingt pas dans toute fa profondeur, fçavoir six pas pourchaque demi-efeadron & un pas d’fnfervalle. En France la constitution des escadronsétant différente, je suppose que le déploiement fe fera par compagnie , ce qui fait éga-lement le demi-eí'cadron.

(é) II y a encore une autre maniéré d’exécuter ce déploiement, fçavoir par des à-droite ou des à-gauche par quatre ; mais alors les divisions ne peuvent pas être serréestête à croupe. On dit que M. le marquis deConflans a fait exécuter cette maniéré avecsuccès , par les quinze cens chevaux qu’on a rassemblés cette année à Metz. Peu im-porte dans le fond par, quel procédé on exécute le - déploiement, pourvû qu’on l’exé-cute, & qu’onYente Futilité qull y a de faire manoeuvrer la cavalerie à colonne fer-rée, ainsi que cela fe pratique dans l’iníanterie.