iìS ESSAI GENERAL
des troupes à peu près semblables Le maréchal de Saxe fit des Uhfens,on leva des regimens qu on appella de Troupes léger es. A Pautre bout de^ ro1 dc PmssG , augmentoit aussi dansle même temps ses hou-sards & ses dragons pour fore face aux arriere-bans de Hongrie, ainsise termina la guerre de 1740. Oans celsc de i 7stf cette augmentationréciproque de troupes legeres a ete poussée plus loin encore Car danstoutes nos constitutions lans principes, tout se fo t par imitation & mrengouement. Telle est enfin aujourd’hui en France la situation des opi-nions fur cet objet que beaucoup d’officiers osent avancer queles troupes le^eies font les corps les plus importans & les plus uti-65 Mil faut es multiplier , les rendre supérieurs en
nombre & en bonté , a celles de l’ennemi. II semble, à les enten-dre, que ces coips soient Pecole.de la guerre, que ce ne soient qu’euxqui la fassent, ou la doivent faire : étrange prévention, que celle quipeut confondre ainsi la pratique de manier quelques troupes, d’éclairerun pays , de faire quelques expéditions hardies , d’engager & deconduire un petit combat , avec la science immense & plus qu’humainede remuer une armee , de donner une bataille, dc créer & de dirigerle plan d une campagne ; prévention , dont les suites pourront formerquelques bons chefs d avant-garde , peut-être même quelques bons licu-tenans de généraux, mais certainement jamais des hommes du premiergenre , comme les Turenne & les Luxembourg 1
Sans doute ,1 faut qu'unc armée s'éclaire, couvre ses communicationsharcele 1 ennemi Ma,s n y auro.t-:l pas UN s yftême do , „ !
on tendron toutes ces opérations moins compliquées ? Ne pourroit-onpas employer a la plus grande pâme de ces opérations ee quenousînnelIons des troupes régulier»? Enfin, en admettant qu'il âlle aStk
des corps de troupes, pnvativement destinées à les remplir laconS
tion, qu on donne a ces corps, 8 c particulièrement rclL i \ íiltu ~
en France est-elle k meilleu're’&A plitTag C use f 7o
que je vais examiner. b oua U01s points
CHAPITRE II.
II est postìble de créer un Système de guerre qui rende les Troupes légeres
peu nécessaires.
S 1 les armées étoient moins nombreuses, moins chargées d’embarras,plus sobres, si elles avoient d’autres méthodes de subsistance, certaine-ment elles occuperoicnt des positions moins étendues ; elles sc remue-roient plus rapidement j elles craindroient moins les surprises, les dérobe-mens de marche, les échecs à leurs convois, ou à leurs magasins; elles
scroient