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drela position D E, j’arrive à la fois sur cette position par tous les dé-bouchés de la plaine, 6c principalement par mes hauteurs de la droitequi la prennent à revers. S’il relie dans ion camp F, ces mêmes hau-teurs me portent fur son flanc, 6c le jour même je combine un mouve-ment offensif fur lui. En voilà assez pour donner une idée de la maniérédont doit se diriger l'ouverture d’une marche de front. Donnons, furun autre plan, une idée de la maniéré dont il faut ouvrir celle de flanc.
L’armee est campée en G, 6c l’ennemi Test en H ( Planche 11 ) :rien ne les sépare, Sc il est question, pour cette premiere, de faire unemarche par ion flanc droit. En conséquence du principe que j’ai éta-bli , je fais ouvrir deux ou quatre débouchés, de maniéré que l’arméefasse son mouvement, chaque ligne ou chaque moitié de ligne formant une'colonne. Je fais ouvrir ces débouchés très-rapprochés r un de l’autre,de sorte que les colonnes intérieures de la marche n’aient que le moinsde terrein possible à parcourir pour fe rapprocher de la parallèle fur la-
3 uelle doit fe former la colonne extérieure, composée de la moitié oue la totalité de la premiere ligne ; je veille à ce que les officiers quiconduisent le tracé cc l’ouverture de ces débouchés, évitent de les éloi-gner, ou de les séparer par des obstacles qui puissent empêcher les co-lonnes de fe mettre en ordre de bataille. Si, comme en C, la nature dupays , ou le peu de temps qu’on a pour préparer les débouchés, oblige àles éloigner, j’ai foin que, l’obstacle passé, ils fe rapprochentpeu-à-peuà la distance indiquée par les principes. S’il fe présente en avant de mesdébouchés un grand bois, comme en D, au lieu de le traverser, ou dele laisser fur le flanc extérieur de ma marche, comme les chemins dupays sembleroient me l’indiquer, je fais passer mes colonnes en dehors dece bois -, je les dirige ainsi, parce qu’alors la lisiere de ce bois m’offre uneposition, si l’ennemi vient à moi ; parce que, mes colonnes la longeant,l’ennemi ne peut distinguer ni leur force, ni les dispositions que je luiopposerai ; parce qu’cnfm, n’ayant pas ce masque entre lui 6c moi, il nepeut ni me dérober ses mouvemens, ni faire fur moi une dispositionoffensive, ni m’empêcher, s’il se met en prise, de me former 6c de fairemoi-même une disposition offensive sur lui. Si deux lieues plus loin il seprésente sur mon flanc droit une lisiere de hauteurs, je dirige mes colon-nes à droite 6c je continue ma marche fur elles, &c. Enfin, par une con-séquence du principe que j’ai suivi dans l’ouverture de la marche de front,je conduis l'ensemble de l’ouverture de la marche de flanc, en recon-noissant le pays qui est fur le flanc de la marche, 6c en m’occupantd’y chercher successivement une ou plusieurs positions intermédiaires oùl’armée puisse se former , si l’ennemi fe présente à elle.
II me reste à parler de l’ouverture des débouchés des colonnes, consi-dérée en elk-même 6c relativement à la largeur qu’on doit donner àces débouchés. II faut souvent à la guerre, fur cet objet comme fur tantd'autres , recevoir la loi de la nature du pays, du temps ôc des moyensqu’on a. Mais réglé générale, 6c à laquelle il est important de s’assujet-
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