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Tome second.
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DE T A C T I U E. Partie IL is

tir toutes les fois que cela est possible, leur largeur doit être relativeaux principes de tactique d’après lesquels les troupes doivent marcher.Or, comme dans l’exposition de ces principes, il a été fixé Sc démon-tré que les colonnes de marche doivent être habituellement formées parpelotons, c’est-à-dire, pour parler un langage plus précis & qui puisseRappliquer à toutes les constitutions, par fractions de douze ou quinzehommes de front ; il faut que les débouchés aient vingt ou vingt-cinqpas de largeur , de maniéré que non feulement les soldats puissent y mar-cher avec liberté, mais que les officiers puissent cheminer à cheval, àdroite Sc à gauche de la colonne, ou tout au moins fur un des flancs ;je dirai ailleurs pourquoi ils ne doivent pas marcher dans les intervallesdes pelotons. Dans de pareils chemins la cavalerie pourra marcher parquatre, ou par huit, les officiers marchant de-même fur les flancs de lacolonne, Sc jamais dans les intervalles des compagnies. L‘artillerie Scles voitures auront assez d’cfpace pour marcher fur deux voitures defront, ou tout au moins pour que, marchant fur une feule, la colonnene soit pas arrêtée par un accident. Les chevaux ou mulets d’équipagepourront enfin marcher fur deux ou fur quatre de front. Je reviendrai,avec détail, fur cet objet, en traitant de la disposition des ordres démarché.

Mais, comme je l’ai dit ci-dessus, souvent le défaut de temps Sc demoyens, la nature du pays, empêchent d’ouvrir des marches à l’avanceSc avec tant de foins ; quelquefois les colonnes font obligées d’ouvrirleurs débouchés, chemin faisant, Sc par le moyen des travailleurs quifont à leur tête ; alors la nécessité fait loi, alors c’est à l’intelligence Scà l’activité de celui qui dirige la marche de la colonne, à prévoir les di-rections les plus courtes, à percer dans les endroits les moins difficiles,à faire hâter le travail. La conduite de ce travail exige des officiers quien aient l’habitude Sc l’intelligence ; car rien n’eíl minutieux à la guerre,rien ne s’y fait bien fans intelligence Sc habitude. Je dis cela par rapportaux gens qui dédaignent le talent, d’un homme qui fait bien ouvrir unecolonne de marche, Sc en dresser l’itinéraire. Ces gens-là ne calculentpas que d’un itinéraire plus ou moins exactement dressé, d’une colonneplus ou moins bien ouverte, dépendent le plus ou le moins de céléritéd’une marche, le plus ou le moins de fatigue des troupes, la certitudede l’exécution du mouvement d’une colonne, St souvent le succès d’unegrande opération.

Voilà un chapitre qui m’a fait entrer dans quelques-uns des détails dela charge de maréchal-général des logis d’une armée ; détails immensesfur lesquels il n’y a rien d’écrit, fur lesquels il reste beaucoup à imagi-ner, Sc presque tout à réduire en principes.