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Tome second.
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2L ESSAI GENERAL

sera ensuite , ainsi que l’on voudra, du reste de 1 artillerie ; soit en lafaisant arriver à l'atwui de celle qui sera deja postée, toit en lui faisantnrendre des Grnnlaccmcns collat-ciaux o. la diipoiitiond.es troupes 5 ToitKím la^laZtdevriere les lignes si l’on veut entrer furie cLnp enaction décidée , 6c pour cela ne pas embarrasser le front. L. artillerie deréserve marchera derriere les colonnes du centre, elle fera toujours ren-forcée d’attelages afin de pouvoir, à toutes jambes, se porter aux points

de l’ordre de bataille où elle fera jugée nécessaire.

Voilà dans les ffotit c|ucllc ícia la diípoíition ha*

bituelle mais les circonstances pourront y occasionner dìfférens chan-gemens. 5 Quelquefois, par exemple , les points d’attaque étant connus àf avance on soura que telle colonne doit s'emparer d’un village ou d’unretranchement qu’il fera nécessaire de battre auparavant par un grandfeu d’artillerie ; alors on mettra à la tête de cette colonne un plus grandnombre de subdivisions 6c toutes de gros calibre. Quelquefois on vou-dra appuyer 6c soutenir une aile de cavalerie : l’on joindra en conséquenceà la colonne qui doit la former, une ou plusieurs subdivisions de bou-ches à feu Sc particulièrement d’obusiers ; cette artillerie, pourvue devingt coups par piece, marchera à la tête de la còlonne couverte parquelques escadrons, 6c ses voitures de munitions marcheront a la queue.J’ai parlé, dans l’essai fur la tactique de V artillerie , des services quepourroit rendre cette méthode peu, ou poui mieux due, point connue ,d’employer. de l’artillerie avec la cavalerie. _

Viennent ensuite toutes les dispositions intérieures qu il fera à proposde faire dans les divisions d’artilscrìe, lorsque, marchant pour attaquerl’ennemi, l’on aura connoissance des parties de 1 ordre de bataille aveclesquelles on veut faire effort, & de celles qu on veut lui refuser. Cesdispositions auront pour but de-renforcer d’attelages laitilleiie des co-lonnes destinées à agir, de mettre dans les divisions d artille] ìe dc cescolonnes plus depieces de petit calibre, 6c d’attacber les calibres lesplus forts aux colonnes qui doivent former leíf parties de la dispositionles plus éloignées de l’cnnemi , 6c où par conséquent les plus longuesportées feroient le'plus nécessaires, 6?*. II faut lire, dans la tactique del’artillerie, les principes posés à cet égard.

Quant aux pieces de canon de régiment, elles marcheront avec leursbataillons 6c en suivront les mouvemens -, mais je ne puis m empecherde répéter que telles qu’elles sont par leur efpece, 6c multipliées au pointoù elles le sont, elles donnent plus d’embarras qu’elles ne rendent deservice

Je dois maintenant parler des marches de flanc. Si elles ne font pasfaites dans des circonstances qui fassent craindre que f ennemi, longeantune parallèle à la direction du mouvement de l'aimee, ne cherche al’attaquer pendant fa marche, l’artillerie pouiia marcher a la queue destroupes de chaque colonne, ou par une colonne séparée fur le flanc in-térieur de l’ordre de marche. Si Ton peut craindre d’être attaqué par

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