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Tome second.
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DE TACTIQUE. Partie IL 4*

querant par sa constitution. 11 eut affaire à des ennemis redoutables, ades nations courageuses 8c bien conduites ; il les vainquit. Commentcroient composées ses armées ? Elles étoient assujetties à une formation8c à des proportions, dont on

n ne s’écartoit pas, quelles que fussent lesconsulaire , c’est-à-dire l’armée complette,

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forces de l’ennemi. L’arméeétoit de cinquante mille hommes. II y avoi'c ensuite l’armée tribunaireou la demi-armée. Un danger éminent menaçoit-il la république ? Ellemettoit à la fois fur pied deux armées consulaires } c’étoit son plus grandeffort, 8c il n’eut lieu que dans deux ou trois occasions. Je ne pré-tends pas dire que cela puisse être imité entièrement par nos états mo-dernes. Je ne prétends pas que dans un royaume, qui a de vastes fron-tières , qui peut être attaque fur plusieurs points à la sois, 8c dans le-quel les citoyens ne sont pas soldats , on puisse se borner à n’avoir qu’uneseule armée ; mais je crois qu’il seroit du moins très-possible d’avoir desarmées moins nombreuses , 8c de ne pas s’assujettir à rcgler leur composi-tion intérieure fur celle des armées ennemies. Je crois que soixante 8cdix mille hommes devroient être la proportion de l’armée la plus con-sidérable , 8c qu’une armée pareille, bien constituée 8c bien commandée,lutteroit avec avantage contre une de quatre-vingt 8c de cent mille. Jecrois que tout général qui connoîtra les ressources de la tactique, 8cui fera fur de ses troupes, ne voudra jamais que la sienne soit au-des-us de cette proportion, parce qu’il calculera que ce qu’il paraîtrait. ragner du côté du nombre , il le perdrait par l’accraissement de rem-barras , par la lenteur des mouvemens 8c par la difficulté des subsi-stances. Ensin Turenne le disoit , 8c l'opinion de ce grand hommedoit faire lof , „ Toute armée de plus de cinquante mille hommes est„ incommode pour celui qui la .commande 8c pour ceux qui la„ composent. "

Mais pour qu’un général puisse oser s’écarter de la routine établie ,8c introduire un nouveau genre de guerre , il saut, je le répete , qu’ilait d’excellentes troupes -, il faut que , si elles ne sont pas composéesde l’élite des citoyens, 8c que la constitution de l’.état soit telle que le gou-vernement n’y puisse 8c n’y veuille -rien changer , elles réparent dumoins ce vice primitif par toute la perfection possible dans leur consti-tution intérieure , dans leur discipline &c dans leur tactique. II faut quele temps de la paix soit mis à profit pour les former , pour instruireelles 8c les hommes qui doivent les commander. Les camps, que je vaisproposer, rempliront, je crois, cet important objet.

C’est une idée bien ancienne que celle de former des camps de paix.Les Romains étoient dans cet usage , leurs légions campoient presquetoute l’année. Au moyen de cette institution, la discipline de ces légionsemps à la corruption de l’empire. Mais peu-à-peu le

survécut quelque-tempsluxe pénétd’histrions

luxe pénétra dans ces camps i il y relâcha la discipline ; il les peupla

1 histrions _ dp rrairtiCimicc d’onvriprs - dp mavclicmdc _ dp toutes les

. de courtisannes, d’ouvriers, de marchands, de toutes ^Professions nécessaires à la moleste 8í à la débauche. II en fit des vil-Tomt II. F