DE T A C T I Q^U E. Partie IL 81
MEMOIRES
SUR LE RAPPORT
de la science des fortifications,
DE LA CONNOISSANCE DES TERREINS ,
et de la science des subsistances,AVEC LA TACTIQUE.
PREMIER MEMOIRE.
Rapport de la science des fortifications avec la taíïique çf avec
la guerre en général.
T J A science des fortifications 8c celle de la tactique font intimementliées l’une à l’autre. C’est de la science des fortifications que la tactiquedéfensive emprunte quelques-uns de ses principes, comme' la nécessitéd’appuyer les flancs d’une disposition, la nécessité d’ordonner toutes lesparties de cette disposition, de manière qu’elles se protègent mutuelle-ment ; la nécessité par conséquent de réunir sur les points principaux,fur les parties les plus menacées, la plus grande quantité de feux 8c deforces. C’est, a son tour, fur la tactique que font fondés les bons 8cvéritables principes de la science des fortifications, puisque les ouvragesdoivent être assis 8c combinés relativement à la nature du terrein, àPefpece des troupes, à leur nombre, à leur ordonnance, à l’esprit quiles anime, à ces différens objets supputés tant du côté de celui qui dé-fend que de celui qui attaque.
II résulte delà que , pour être tacticien, il faut connoître la sciencedes fortifications, 8c que, pour être ingénieur, il faut être tacticien. Lapremiere partie de cette conséquence est admise 8c reconnue dans le mi-litaire, fans que cependant les officiers s’éclairent cn conséquence. Laeconde semble ne pas l’être parmi les ingénieurs ; car généralement ils
rnnr) aV - C . nt u 1 comment les troupes manœuvrent, ni comment on doit lesTome^ìl nC veu * ent P as meme le savoir; regardant leur art comme