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Tome second.
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DE T A C T I QJJ 'E. Partie ïl. tor

ee genre de guerre nouveau ? Attendra-t-il qu’une armée habile à se ^.muer , à fondre rapidement sur la partie fòible d’une disposition, a p a >en un moment, de l’ordre de marche à Pordre de combat, ie trouen mesure d’attaquer le flanc ou le derriere de sa position ? Cette tnaction lui deviendrait funeste. Changera-t-il de position ? alors il P ei ^ cles avantages de terrein fur lesquels il avoir compté , Le il sera Vvnge aerecevoir la bataille où il pourra. Peut-être son mouvement lourd 8c lentdonnera-t-il prise fur lui; il fera embarraslé de ses attirails & de ses moyensde subsistance ; il craindra d’être séparé de ses établissemens , dont il nesaura se passer , parce qu'il aura contracté l’habitude d’y être assujetti,Sc parce que ses troupes, plus nombreuses que colles de l’autre aï mec,feront, indépendamment de cela , moins sobres 8c moins patientes.

Enfin je dis qu’une armée , bien constituée 6c bien commandée, nedoit jamais trouver devant elle de position qui l’arrête ou qui la forced’y attaquer avec désavantage l’armee qui y est établie ; à moins que cene soit une de ces positions rares qui, touchant à l’objet qu’elles veulentcouvrir , ne laissent la ressource de manœuvrer, ni fur leur derriere , mfur leur flanc. Telle étoit cette position si habilement choisie par M. leMaréchal de Brogsie en avant de Francfort, 8c si glorieusement justifiéepar le gain de la bataille qui s’y donna. Telles font en général cellesqu’une armée peut prendre a la tête d’un débouché unique qu’elle veutdéfendre, ou en avant, ou très à portée d’une place dont il faudraitnécessairement que l’ennemi fît le siégé. Je dis que , dans tout autre cas,les positions font méprisables ; qu’il est facile d’oblìger l’ennemi a en sor-tir ; Lc , s’il s’obstine à y rester , de l’y attaquer avec avantage. On n aqu’à fe porter fur s on ss inc ou derriere lui ; on n’a qu’à l’attaquer partout autre côté que par le front de fa position, qui est celui ou il pre*

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avmee qui, ayiiuL exercee oc toraiue par mi, iutoute nouvelle d’opérations qu’il lui ferait exécuter.

J’ai déja jeté, dans le cours de cet ouvrage, quelques idées fur cetimportant sujet : j’y reviens encore, parce que j’ose imaginer qu’il y aune maniéré de conduire les armées, plus avantageuse, plus décisive,plus faite pour procurer de grands succès, que celle que noùs avons em-ployée juíqu’à présent. Le roi de Prusse est le seul général qui ait euquelquefois cette maniéré-, Sc elle a fait se gloire

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Tome II.