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Tome second.
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DE T A C T I Q^U E. Partie IL n i

n’entraînât des pertes de magasins immenses. Les malheurs accessoiresdevenoient plus destructifs que le malheur principal. Hocstet fit perdrepour quarante millions de magasins établis, par échelons, depuis nosfrontières jusqu’au Danube. A Turin, on abandonna, devant la place,8c dans le reste du Piémont, une quantité prodigieuse d’attirails 6c d’ap-provisionnemens. Chamillard avoir triplé les moyens, comptant assurerpar-là des succès à la Feuillade , son gendre. A cela on ne peut pasobjecter que ces magasins étoient formés aux dépens de l’ennemi ; ilsl’étoicnt aux frais de la France. Presque toute la partie de l’Allemagne,où nous faisions la guerre, étoit notre alliée; 6c les achats, qu’y faifoitle Roi, s’y payoient comptant. En Piémont, des ménagemens pour laduchesse de Bourgogne faisoient payer, fous main, les livraisons qu’ondemandoit hautement au pays à titre de contributions. Le royaume étoitobéré de dettes; toutes les fournitures de subsistances se faisoient par en-treprises ; les marchés des entrepreneurs augmentoient toutes les cam-pagnes. C’étoit l’ufure qui vendoit fes services à la nécessité.

Notre système de subsistances ne s’est point amélioré depuis la guerrede 170OÌ il est devenu de plus en plus financier 6c ruineux. Le désordredes finances 6c la routine ont toujours fait recourir aux entreprises. Ren-dons justice, au milieu de tout cela, à la compagnie qui, pendant lesdeux dernieres guerres, a été chargée de la fourniture du pain dans nosarmées. Cette compagnie citoyenne a servi avec honneur ; elle a quel-quefois perdu sims murmurer, 6c n’a jamais gagné avec excès. J’ai suivil’appurement de ses comptes de la derniere guerre : son gain , propor-tionné à ses avances, à l’incertitude du payement, aux non-valeurs deseffets royaux qu’elle a remboursées, n’a été qu’un gain légitime. Malheu-reusement cette compagnie n’a pas été chargée de toutes les. branchesd’entreprises relatives aux troupes. Aussi qu’on le rappelle particulièrementles horreurs de la campagne de 1777 ; le brigandage étoit au comble ; leshôpitaux étoient des charniers (a). Je m’arrête ; je neveux pas souillerma plume à faire le recensement des crimes.

On semble encore mettre en problème aujourd’hui, s’il vaut mieuxadministrer la subsistance des armées par régie ou par entreprise. C’eltêtre incertain si l’administration des pays d’etat est plus avantageuse quel’administration financière ; c’eíl mettre en doute s’il vaut mieux affermerson champ que de le cultiver soi-même.

Tout marché par entreprise fait nécessairement supposer à la sociétéqui contracte ( ou cette société est une compagnie de dupes ) la con-vention tacite de gagner furie marché, 6c la sûreté calculée de ce gain.II se pourra que, par des malheurs extraordinaires, suivis de beaucoupde désintéressement,la société gagne peu> mais pour cette chance unique,

, )..p e s «oit un ouvrage bien intéressant pour l’humanité, que celui qui traiteroit

police ày^ obseryè admÌn ’*“ atÌOn pour ^ es hôpitaux d’une armée , 6c de la meilleure