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Tome second.
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DE TACTIQUE, Partie II. n 3

Mais que nous fait l’exemple de nos voisins ? Quand ils font bien,imitons-lesj lorfqu’ils font mal, fermons les yeux fur eux, Sc cherchonsle mieux où il peut être. On cite le roi de Prusse : d’abord il est fauxque fes-vivres en général aient jamais été administrés par entreprise. C’e-t°it un directoire de guerre, divisé en plusieurs commissariats, qui enavoit l’adminiílration. A l’armée, c’étoit un de ces commissariats quiavoit la direction de la boulangerie. En Saxe, ses magasins étoient for-més aux dépens du pays, 8c par les foins du pays-même. Quand ses trou-pes y étoient en quartier, c’étoit le pays qui leur sourniíibit les subsi-stances. Les états de consommation, visés par les généraux comman-dans les arrondissemens , Sc par le commissariat, étoient ensuite envoyésau grand directoire, établi à Torgau, ou à Leipsick, pour qu’on fîtla déduction des denrées consommées fur la quantité des impositions de-mandées au pays. Au moyen de cette administration, point d’employés,point de fraix de magasins, point de déchets, point de non-valeurs ;les magasins appartenoient au pays, tant qu’ils 11’étoient pas consommés.Le rot de 1 russe a eu quelquefois affaire à des entrepreneurs} mais jevais dire en quelle occasion. II auroit été question de former, dans descirconstances extraordinaires Sc pressantes, un dépôt d’approvisionne-mens, aCuitrin, à Breslau, ou ailleurs. II auroit toléré qu’on donnâta un particulier, ou aune société, l’entreprise de cette fourniture. Cesfortes d entreprises passagères pour des quantités déterminées, ne font ja-mais mineuses pour un gouvernement, Sc le roi de Prusse calcuìoitK1 P ' 1X dCS "-'ssources, pour s’ôter celle-là. II faisoit des agiots con-sidérables avec Ephraïm Sc d'autres juifs. Mais ces agiots étoient relatifsa des opérations de monnoies} il est «Bailleurs lui-meme ^entrepreneurcc le ìegijicur de toutes les fournitures ou dépenses qui ont rapport àson militait e; 6c c’est cette sage méthode qui multiplie si universelle-ment ses ressources. Je me fuis engagé dans ce détail, parce que l’exem-.fie .du roi de Prusse, cité mal-à-propos par les fauteurs des entreprises,etoit une autorité nécessaire à détruire.

Mais pour régir les subsistances au compte de l’état, il faut que l’é-tat ait de l’argent, ou du crédit. Sans la ressource des entreprises, com-ment eussent vécu nos armées ? A une régie il faut des fonds journa-liers Lc considérables. Les achats des grains, les formations des équipa-ges, les gages des ^ employés, la manutention quotidienne , tout celane sc paye point avec des effets royaux. Le gouvernement, éclairé furPabus des entreprises, a cessé d’employer, à la paix , la compagnie desvivres la plus irréprochable 6c la plus solide qui ait jamais-existe. II ré-git maintenant les vivres, Lc au compte du Roi > il les a régis, Lc avecsuccès, dans la derniere expédition de Corse. Les dépenses de cette ré-gie, qu’en France on croit exorbitantes, parce qu’dles regardoientune expédition qui n’avoit pas le suffrage public , n’ont été, pendant les^OTí U y/^ nCS ’ enviroil six millions. Mais à la premtere grande