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Tome second.
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I2 . 4 ESSAI GENERAL

de notre mal-adresse à tirer des ressources, d’un pays, tous les pontonsde l’armée, 6c vingt-quatre pieces de gros canon abandonnes à Hamelen.J’ai vu vingt-quatre autres pieces de 24, laissées à Lippssatt : c’étoit fautede chevaux pour les traîner. Le quartier général avoir cependant eu letemps de rester plusieurs jours dans chacune de ces villes > & j c pa y S ,dont je parle , est si abondant en chevaux, qu’un brigadier de houfardsen eût rassemblé cinq cent en vingt-quatre heures.

II est étonnant ce qu’une bonne manutention militaire peut tirer deressources d’un pays. Je parle d’un pays habité 6c fertile, comme laFlandre 6c la plus grande partie de l’Allemagne. Dans un pays pareil,une armée bien constituée, c’est-à-dire, point trop nombreuse, sobre,patiente, accoutumée à vivre de tout, fans murmure ; une armée, queprécéderoit la plus grande réputation de discipline, 6c qui par conséquentne feroit ni fuir les habitans, m enterrer les denrées, trouveroit de grandesfacilités pour subsister j elle pourroit s y avancer, le traverser, y séjournermême, lans attirails 6c fans établissemens. Car certainement, dans un telpays, les habitans ne vivent pas du jour à la journée ; ils ont même,quand leurs semailles font faites, des avances de fubsist ances p our quel-ques semaines. Voilà où feroit i’habileté d un régisseur des vivres, delavoir, dans les occasions extraordinaires, tu ex paiti de ces ressources,faire faire du pain par-tout, faire nouintuie de tout, trouver, ermot.

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lui-

fans établissemens. . .

Te ne fuis pas exclusif ni outre dans mes opinions 3 je ne dirai pas àune armée : „ N’ayez point d’équipages de vivres, de magasins, de„ moyens de transport ; vivez toujours du pays ; avancez , s’il le faut,„ dans les déserts de l’Ukraine, la Providence vous nourrira. „ Je veux,je crois l’avoir déjà dit, qu’une armée ait un équipage de vivres, maisle moins nombreux possible, proportionné à là force, à la nature dupays où elle doit agir, 6c aux moyens qu’exigcnt les opérations ordi-naires. Je veux que, partant d’un fleuve, d’une frontière, elle ait, furcette base, des magasins 6c des entrepôts bien disposés relativement àleur sûreté 6c au plan de ses opérations. Je veux que , si elle est dans lepays ennemi, ses magasins soient formés aux dépens du pays 8c par lessoins du pays. Je veux, autant qu’on le pourra, que le pays soit chargéde la manutention , comptabilité , conservation , reversement d’un lieuà l’autre, afin de n’avoir, au moyen de cela, ni dommages, ni événe-mens, ni employés, ni procès-verbaux a payer. J e veux que, soit enpays ami, soit en pays ennemi, les magasins soient formés des matièresqui font la nourriture habituelle des gens du pays, parce qu’alors on lesaura à meilleur compte 6c en plus grande abondance 3 par conséquent,si les habitans se nourrissent de seigle, les troupes s’en nourriront, 6cl’on ne ^assujettira point, parce'qu’un règlement de bureau auradéter-