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A V A N T - P R 0 P O S.
style qu’on ne se lasiè pas d’admirer, étoit bien assuré que íes contem-porains la broient fans embarras &: fans avoir besoin d’éclairciííèmens.Us étoient au fait de la forme des légions, de leurs armes, de leurpolice & de la maniéré de faire la guerre usitée pour lors, mais aprèstant de siécles écoulés, après tant de révolutions & de changemensarrivés dans le monde, feroit-il possible que nous cuisions conservéen entier toutes ces connoiísimces, au point de pouvoir attacher auxtermes employés par ce grand homme les mêmes idées que ses con~temporains y attachaient?
Auísi y eût - il d’abord après la rénaiíîànce des lettres, des Íavansinfatigables & d’un mérite infini, qui n’épargnerent, ni peines, nrveilles, pour rassembler successivement dans les écrits des anciens,,tout ce qui étoit propre à renouvelles ces eonnoissànces ; leur desseinetant fur- tout de faciliter aux lecteurs les moyens de s’instruire dansfart militaire des anciens. II est certain qu’ils s r en feroient acquit-tés avec plus de succès, si Fobjet & le fond des matières qu’ils a voientà traiter, eût été de leur compétence. En rassemblant de bons ma-tériaux ils ont laisse aux militaires éclairés le foin de les mettre en œu-vre, & ceux-ci n’ont pas négligé d’en tirer parti.
Cette matière n’est pourtant pas épuisée. J’ai eu lieu de rn'enconvaincre en méditant fur cette campagne de César dont je me suisproposé de faire le détail.
J'ai. remarqué fur-tout qu’on ssavoít pas assez développé ía partieà 1 art de la guerre des anciens qui concernoit leurs marches ; &e est à l’occasion de celle que 1 armée de César sis en trois colonnesdes bords de la Noguera jusqu au voisinage du camp d’Afraníus près
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