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Vol. I.
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AVANT-PROPOS .

plusieurs guerres a pareillement conduit peu à peu les modernes àcelui qu ils ont enfin adopté. La raison s^en découvre aisément. Lesefiais qu’on fait a la guerre font des plus dangereux, & il n^eít p asde réunir les opinions des hommes fur un objet d'une aussi gran-de importance que Test le changement général des constitutions mili-taires dssine nation.

Lorsque le Chevalier Folard proposa son système des colon-nes, il y eut des militaires qui applaudirent à son raisonnement,mais je fuis persuadé que 1 es plus zélés de ses partisans, s’ils avoienteû des armées à commander, n’auroient pas\ suivi sa théorie. Aufîïest-on à présent presque généralement d’accord, que ce zélé sectateurdes anciens, en donnant une énorme profondeur à ses colonnes, ssena fait que des masses lourdes & peu susceptibles d’ordre & de con-cert, & que cette idée de pression & d’impulsion des rangs dederrîere est une idée fausse, prise de la tactique des Grecs, dontles Romains avoient déjà reconnu les défauts.

Le plan de réforme de Monsieur de Maizeroy est fans doute plussage & mieux combiné que celui du Chevalier Folard. II proposedes cohortes rangées par intervalles dans la ligne , fur huit hommesde profondeur, & croit qu’elles marcheraient à Fennemi au tra-vers de son feu, avec bien plus d ordre, de vitesse & de sûreté, que deminces bataillons à trois rangs de hauteur, & qu a raison de Favan-tage que Tordre de profondeur a naturellement fur Tordre mince,elles le renverseraient infailliblement. Le terrain ne permettantpas déborder fennemi, ces mêmes cohortes fe dédoubleront &formeront en remplissant les intervalles dssine cohorte à Fautre, une

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